KING KONG CONTRE GODZILA
Titre: Kingu Kongu tai Gojira
ou: King Kong Vs Godzilla
Réalisateur: Inoshiro Honda
et aussi: Thomas Montgomery
Interprètes: Michel Keith

 

James Yagi
Mie Hama
 
 
 

                                   
                      
Année: 1963
Genre: Keizu Eiga
Pays: Japon
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: *
Suite: Guidrah - The Three Headed Monster

70%

Résumé:

Godzilla est involontairement libéré de son cercueil de glace par des sous-marins militaires et commence - oh suprise! - a dévaster le Japon. Parallèlement, King Kong est découvert sur sa bonne vieille île du Crâne et, raméné au Pays du Soleil Levant, il se met, lui aussi, à tout casser. L'armée se propose d'utiliser la force (une bombe atomique bien placée et tout rentre dans l'ordre!) mais un scientifique endort le singe géant et l'expédie sur le Mont Fuji, ou le dinosaure cracheur de feu à élu domicile. Le combat peut commencer! Pas de coups bas et serrez-vous la main!

 

Critique:

Pour certain, ce troisième épisode est déjà celui de trop. Après deux films sérieux se voulant angoissant et revendicatif (la guerre c'est pas bien, le nucléaire c'est pas bien, la science c'est pas bien...ou alors avec modération) filmés en noir et blanc avec une certaine science héritée du film catastrophe et de la SF traditionnelle, voici le commencement du délire. On peut donc lui préférer le très austère premier long-métrage. Ou prendre un vrai plaisir à ce monument psychotronique.

Les effets spéciaux sont très kitschs mais pas si mauvais comparés aux standards de l'époque, malgrè un costume de Kong absolument ridicule. Quant aux bastons, elles évoquent immédiatement les prises de catch les plus fameuses et on rêve d'un commentateur sportif excité décrivant les techniques utilisées.

Style: "Oh la la la! Quelle belle action de Kong qui profite de l'inattention de Godzilla pour lui asséner un joli crochet! Mais le dinosaure réplique par un coup de queue - ce n'est pas très sport de frapper en traître, monsieur". Enfin, dans le genre quoi! Kong nous gratifie même d'un slam sur son adversaire, une tactique qualifiée de "prise de finition" chez les catcheurs. Du délire.

Evidemment, un tel film ne peut être apprécié par des critères objectifs. Mais qu'importe si l'ensemble est daté, idiot, voire même débile! L'important est d'offrir un spectacle coloré et plein d'énergie. Et c'est le cas. Alors on pardonne à Honda une mise en scène pataude, un rythme déficient et un sentiment d'ennui qui pointe dès que les dialogues (crétins, bien sûr) prennent le pas sur l'action pure.

Car il s'agit d'un vrai divertissement, un pop-corn movie culte à souhait, largement supérieur au "King Kong Lives" de John Guillermin ou au "Godzilla" de Roland Emmerich. A voir pour rire!