KILL BILL VOLUME 2
Titre: Kill Bill - Volume 2
ou: Volume 2
Réalisateur: Quentin Tarentino
Interprètes: Uma Thurman ( Beatrix / Black Mamba)

 

David Carradine ( Bill The Snake Charmer)
Daryl Hannah ( Elle Driver)
Michael Madsen ( Budd)
Gordon Liu ( Pei Mai )
Bo Svenson ( Le Révérend)
Samuel L. Jackson ( Rufus)
Michael Madsen ( Budd)
Michael Parks ( Esteban)
Année: 2003
Genre: Aventures / Kung Fu
Pays: USA
Editeur  
Violence: * * * *
Erotisme: * *
Suite: Kill Bill - Volume 2

80%

Résumé:

Le chef de gang Bill décide de supprimer sa future épouse et l'enfant qu'elle porte. Il envoie donc un commando de tueurs massacrer tous les invités du mariage. Laissée pour morte, la Mariée - alias Black Mamab - passe quatre ans dans le coma. Lorsqu'elle se réveille elle n'a plus qu'une idée en tête: se venger. "I Will Kill Bill!", dit-elle en entamant sa croisade.

 

Critique:

La suite du fameux hommage au cinéma d'exploitation par le génial Quentin Tarentino. Tout commence par une séquence en noir et blanc de la mariée au volant de sa voiture (une rétro-projection très visible), laquelle nous annonce sa vengeance et un nouveau "déchaînement de violence".

Mais, ensuite, le cinéaste remet les pendules à l'heure: non, la mariée n'est pas une super-héroïne invincible. Pour preuve, lorsque Bud demande à son frère Bill si elle a vraiment tué 88 yakuzas, ce-dernier répond catégoriquement "non, ils n'étaient pas vraiment 88, c'est juste qu'ils trouvaient que Crasy 88 était un nom cool". Le reste de ce second volet privilégie donc les dialogues, la démystification et l'émotion au détriment de l'action pure. Tarentino révèle ainsi le nom de sa tueuse (jusqu'ici caché par des "bips") et montre son entrainement par le vieux sage Pei Mei, figure familière des arts martiaux.

Plus posé, plus lent, plus introspectif, ce "Volume 2" marque une rupture de ton par rapport au défoulement continuel proposé par le premier chapitre. Tarentino réussit pourtant un bel exercice de style qui plaira à ses fans mais, quelque part, on regrette cette coupure en deux volets. Il eut sans doute suffit de condenser un peu le film pour obtenir un seul véritable chef d'oeuvre de trois heures.

Le réalisateur veut parfois trop bien faire et multiplie les références à tout crin mais, malgrè quelques longueurs et scories, le plaisir est indéniable. Une excellente série B gonflée en blockbuster de série A...avec talent et sincérité!

Tarentino a énormément emprunté pour construite ce dyptique mais ces clins d'oeil s'intègrent à son univers pour constituer un tout cohérent et homogène. Mad Movies dressa jadis la liste de ces hommages, des plus obscurs aux plus évidents, et sans être redondant, signalons en quelques uns:

Le giallo des seventies, de Dario Argento et de Mario Bava.
Le gore, avec une dédicace spéciale à Lucio Fulci lors d'un Texas Funeral repiqué à la scène culte de "Frayeurs", et des références à "Massacre à la Tronçonneuse".
Les kung-fu pian, des plus bis ("Le Bras Armé de Wang Yu contre la Guillotine Volante" dont Tarentino reprend le thème principal) aux plus cultes (la trilogie de la "36eme Chambre de Shaolin" et "Executioners from Shaolin") en passant par les films avec David Carradine, comme "Le Cercle de Fer" et bien sûr les icones Bruce Lee ou Lo Lieh.
Le western américain classique, comme le célèbre plan final de "La Prisonnière du désert" ou les films de Clint Eastwood.
Le western spaghetti, parfois teinté de fantastique, comme "Le Grand Silence" ou "Django" de Sergio Corbucci, " La Mort était au rendez-vous" de Petroni et, bien sûr, la trilogie de Sergio Leone.
Les thrillers seventies de Brian De Palma et les films d'auto-défence avec Bronson.
Les chambaras avec Shintaro Katsu comme la série des "Zatoichi" et le cinéma japonais viril (option yakuza) tel "Combat sans code d'honneur" ou les films de Sonny "The Street Fighter" Chiba.
Les rape & revenge comme "Crime à froid / Thriller" et les sexploitations / Women In Prison sado-maso type "La Femme Scorpion".
Les polars blaxploitation à la "Shaft".

Et bien d'autres encore!
Bref, un vrai bonheur pour les fans de cinéma bis!