KILL BILL
Titre: Kill Bill
ou: Kill Bill - Volume 1
Réalisateur: Quentin Tarentino
Interprètes: Uma Thurman ( Black Mamba / The Bride )

 

David Carradine ( Bill)
Lucy Liu ( O-Ren Ishii)
Daryl Hannah ( Elle Driver)
Sonny CHiba ( Hattori Hanzo)
Gordon Liu ( Johnny Mo)
Chiaki Kuriyama ( Go Go )
  Michael Madsen ( Budd)
  Julie Dreyfuss ( Sofie Fatale)
  Michael Parks ( Earl McGraw)
  Vivica A. Fox ( Vernita Green)  
Année: 2003
Genre: Aventures / Kung Fu
Pays: USA
Editeur  
Violence: * * * *
Erotisme: * *
Suite: Kill Bill - Volume 2

85%

Résumé:

Le chef de gang Bill décide de supprimer sa future épouse et l'enfant qu'elle porte. Il envoie donc un commando de tueurs massacrer tous les invités du mariage. Laissée pour morte, la Mariée - alias Black Mamab - passe quatre ans dans le coma. Lorsqu'elle se réveille elle n'a plus qu'une idée en tête: se venger. "I Will Kill Bill!", dit-elle en entamant sa croisade.

 

Critique:

Un bel hommage au cinéma d'exploitation des seventies. Tarentino paie ici son tribu, dans le désordre, au western spaghetti, aux chambarra, aux kung fu pian, aux rape & revenge, au gaillo, aux mangas, aux polarx, aux sexploitations, aux blaxloitations. Sans oublier Bruce Lee, David Carradine, Sergio Leone, Dario Argento, etc.

Le cinéaste, en pleine forme, concocte une véritable série B à l'ancienne...avec des moyens et un casting de luxe. Pourtant, le scénario est un simple prétexte et l'intrigue est convenue, mais qu'importe, le talent fait la différence. Le résultat, rapide et violent, multiplie les scènes anthologiques et les dialogues immédiatement cultes ("I'm Buck and I want to fuck!", d'ailleurs tiré du Crococile de la Mortde Tobe Hooper).

Le cinéaste ne recule devant aucun excès et se permet un déluge de scènes d'action époustouflantes et ultra-violentes. Barbare et gore à souhait, "Kill Bill Volume 1" change fréquemment de style, passe d'une séquence inspirée par le western à une autre, en animation, proprement exceptionnelle, multiplie les combats à l'arme blanche et les chorégraphies déjantées (assurées par l'inévitable Yuen Woo Ping) et utilse une bande son décalée. Celle-ci oscille sans sourciller d'une partition mélancolique à un thème à la Morricone, d'une chanson pop à un "Bang Bang" imparable de Nancy Sinatra en passant par l'incongru disco "Don't Let Me Be Misunderstood" de Santa Esmeralda.

Prototype du cinéaste moderne qui cite dans le même film un chef d'oeuvre reconnu ou une série Z obscure, un drame classique ou une sexploitation crasseuse, ce cher homme nous abreuve de ses références, plus ou moins avouables et plus ou moins évidentes. Il accouche d'un ensemble cohérent et proprement jouissif dans lequel se cotoient toutes ses influences.

Au niveau du casting, on retrouve la superbe Uma Thurman dans un rôle fantastique mais également une impeccable Lucy Liu tatillone sur ses origines mixtes, une perverse Chiaki Kuriyama incarnant une salope sadique qui devrait réveiller le roricon des spectateurs mâles et une excellente Daryl Hannah. On n'oublie pas non plus David Carradine - abonné aux navets depuis vingt ans - qui, par ce seul rôle, assure son entrée immédiate dans tous les dicos de cinéma: il brille comme il ne l'avait plus fait depuis..."Le Gang des frères James" de Walter Hill en 1980.

Bref, un pur bonheur, auquel on reprochera juste une ou deux longueurs et une fin abrupte laissant le spectateur sur sa faim...jusqu'au "Volume 2".