THE KID WITH THE GOLDEN ARM

Titre: Gam Bei Tung
ou: Kid with the golden arm
Réalisateur: Chang Cheh
Interprètes: Philip Kwok

 

Wai Pak
Sun Chien
Robert Tai
Lu Feng
Chiang Sheng
Lo Meng
Année: 1979
Genre: Kung fu
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

70%

Résumé:

Le grand méchant Golden Arm et son gang de bandit veut s'emparer d'un chargement d'or protégé par une escorte de redoutables experts en arts martiaux.

Critique:

Considéré comme un des meilleurs films des Venoms, en particulier aux USA (où la troupe bénéficie d'un culte énorme), KID WITH THE GOLDEN ARM est une œuvre agréable mais sans génie, comme Chang Cheh en réalisait beaucoup (trop) lors de la dernière partie de sa carrière. L'intrigue tourne autour d'une escorte chargée de convoyer de l'or et de la défendre contre des bandits, bref un scénario routinier déjà vu bien trop souvent, que ce soit dans les Westerns américains ou les kung fu movies.

Une mince énigme quand à l'identité d'un certain Iron Feet s'ajoute à ce récit sinon très linéaire qui se contente de multiplier les affrontements martiaux. Ces derniers occupent une très large part du temps de projection. Les différents méchants sont caractérisés par leurs techniques, à la manière de CINQ VENINS MORTELS et on trouve donc ici Silver Spear (équipé évidemment d'une lance), Iron Robe (protégé par une sorte de cuirasse et utilisant un redoutable éventail), Brass Head (une vraie tête de fer!) et Golden Arm (Lo Meng), lequel n'utilise comme arme que ses bras mortellement dangereux. Le grand méchant, joué par Lo Meng, et le héros ivrogne et charismatique, interprété par Philip Kwok, sont les éléments les plus mémorables de ce KID WITH THE GOLDEN ARM sinon dépourvu de saveur particulière.

Evidemment, les Venoms sont terriblement doués au niveau martial et ne se privent pas d'exhiber leur talents ni d'user d'armes variées lors des combats. Leurs capacités d'acrobates et de combattants sont incroyables et suffisent à donner à leurs films, même les moins intéressants, un certain intérêt. C'est du vrai old-school exécuté sans l'aide de câbles et autres trucages, avec une précision et une puissance incroyable. Toutes les (nombreuses) joutes, souvent armées, sont excitantes et laissent le spectateur l'œil rivé à l'écran avec un grand sourire aux lèvres. L'affrontement final entre Philip Kwok et Lo Meng constitue, comme de juste, le point culminant du spectacle.

En dépit de tout cela, il faut reconnaître que les principales qualités de KID WITH THE GOLDEN ARM résident dans ses combats martiaux. En dehors de cela, Chang Cheh a peu à offrir et seuls quelques traits d'humour différencie vraiment ce KID WITH THE GOLDEN ARM (au ton assez léger comparativement à la plupart des métrages mettant en scène les Venoms) des nombreux titres similaires tournés par Chang Cheh à la fin des seventies.

Niveau gore, le cinéaste reste fidèle à lui-même et s'autorise tous les excès, transformant le métrage en une sorte de comic-book sur grand écran, dans un style assez proche de CINQ VENIMS MORTELS qui se voulait déjà une sorte de film de super-héros d'époque. Heureusement, KID WITH THE GOLDEN ARM s'avère bien plus réussi que le piètre film précédemment mentionné mais il ne faut rien en attendre de particulièrement novateur ou d'exceptionnellement réussi, juste un film court et bien mené qui dispense une quantité appréciable de prouesses physiques.

Avec son rythme trépidant et ses combats martiaux survenant à intervalles réguliers, KID WITH THE GOLDEN ARM assure un divertissement de bon niveau qui saura satisfaire les amateurs de kung fu seventies.