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Considéré comme un des meilleurs films des
Venoms, en particulier aux USA (où la troupe bénéficie d'un
culte énorme), KID WITH THE GOLDEN ARM est une œuvre agréable
mais sans génie, comme Chang Cheh en réalisait beaucoup (trop)
lors de la dernière partie de sa carrière. L'intrigue tourne
autour d'une escorte chargée de convoyer de l'or et de la défendre
contre des bandits, bref un scénario routinier déjà vu bien
trop souvent, que ce soit dans les Westerns américains ou les
kung fu movies.
Une mince énigme quand à l'identité d'un certain
Iron Feet s'ajoute à ce récit sinon très linéaire qui se contente
de multiplier les affrontements martiaux. Ces derniers occupent
une très large part du temps de projection. Les différents méchants
sont caractérisés par leurs techniques, à la manière de CINQ
VENINS MORTELS et on trouve donc ici Silver Spear (équipé évidemment
d'une lance), Iron Robe (protégé par une sorte de cuirasse et
utilisant un redoutable éventail), Brass Head (une vraie tête
de fer!) et Golden Arm (Lo Meng), lequel n'utilise comme arme
que ses bras mortellement dangereux. Le grand méchant, joué
par Lo Meng, et le héros ivrogne et charismatique, interprété
par Philip Kwok, sont les éléments les plus mémorables de ce
KID WITH THE GOLDEN ARM sinon dépourvu de saveur particulière.
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Evidemment, les Venoms sont terriblement doués au niveau martial et ne se privent pas d'exhiber leur talents ni d'user d'armes variées lors des combats. Leurs capacités d'acrobates et de combattants sont incroyables et suffisent à donner à leurs films, même les moins intéressants, un certain intérêt. C'est du vrai old-school exécuté sans l'aide de câbles et autres trucages, avec une précision et une puissance incroyable. Toutes les (nombreuses) joutes, souvent armées, sont excitantes et laissent le spectateur l'œil rivé à l'écran avec un grand sourire aux lèvres. L'affrontement final entre Philip Kwok et Lo Meng constitue, comme de juste, le point culminant du spectacle. |
En dépit de tout cela, il faut reconnaître
que les principales qualités de KID WITH THE GOLDEN ARM résident
dans ses combats martiaux. En dehors de cela, Chang Cheh a peu
à offrir et seuls quelques traits d'humour différencie vraiment
ce KID WITH THE GOLDEN ARM (au ton assez léger comparativement
à la plupart des métrages mettant en scène les Venoms) des nombreux
titres similaires tournés par Chang Cheh à la fin des seventies.
Niveau gore, le cinéaste reste fidèle à lui-même
et s'autorise tous les excès, transformant le métrage en une
sorte de comic-book sur grand écran, dans un style assez proche
de CINQ VENIMS MORTELS qui se voulait déjà une sorte de film
de super-héros d'époque. Heureusement, KID WITH THE GOLDEN ARM
s'avère bien plus réussi que le piètre film précédemment mentionné
mais il ne faut rien en attendre de particulièrement novateur
ou d'exceptionnellement réussi, juste un film court et bien
mené qui dispense une quantité appréciable de prouesses physiques.
Avec son rythme trépidant et ses combats martiaux
survenant à intervalles réguliers, KID WITH THE GOLDEN ARM assure
un divertissement de bon niveau qui saura satisfaire les amateurs
de kung fu seventies.
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