IN HELL

Titre: In Hell
Réalisateur: Ringo Lam
Interprètes: Jean Claude Van Damme

 

Lawrence Taylor
Marnie Alton
Lloyd Battista
Carlos Gómez
Manol Manolov
Année: 2001
Genre: Action / Prison exploitation
Pays: Hong Kong
Editeur Metropolitan Film Export
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

70%

Résumé:

Kyle Le Blanc travaille en Russie et vit heureux avec son épouse. Celle-ci est un jour violée et assassinée par un riche criminel qui achète le juge et se tire d'affaires. Le Blanc le tue alors en plein tribunal et échoue dans une prison de haute sécurité.

 

Critique:

Ce film marque la troisième collaboration entre Van Damme et Ringo Lam, laquelle est nettement plus fructueuse que les précédentes tentatives de la star belge déchue pour s'imposer par le biais de cinéastes asiatiques réputés. Après le sympathique Hard Target de John Woo et les deux nanars de Tsui Hark, Van Damme remonte la pente.

Sans atteindre des sommets dramatiques, son jeu d'acteur s'est suffisamment amélioré pour qu'il soit crédible dans un rôle plus travaillé et complexe que précédemment. Il faut dire qu'après sa période de gloire (et les réussites mineures mais réelles de Bloodsport et Kick Boxer) ce fut la dégringolade, les séries B fauchées directement destinées à la vidéo et l'enfer de la drogue.

Van Damme qui avait connu la prison dans le thriller honnête Death Warrant y revient sous la caméra du réalisateur du diptyque culte Prison On Fire. De bons augures donc.

Le résultat est efficace. Les combats sont travaillés, durs, réalistes, et dénués des chorégraphies câblées habituelles du ciné HK. Ce sont de vrais affrontement où les coups doivent faire mal, sans le moindre souci esthétique. Plus proches de la bagarre de rue que de la démonstration martiale.

Le scénario, lui, est d'un classicisme éprouvé. On y retrouve tous les clichés en vigueur dans Haute Sécurité (avec Sly Stallone) et plus encore dans la trilogie Penitenciary.

Au programme: détenus travestis, viols homosexuels, bagarres, rivalités de réfectoire, séjour dans un mitard crasseux et merdique (au sens propre), évasion, émeute, gardien sadique, combats clandestins, etc.

Pourtant, "In Hell" parvient à convaincre dans la limites de ses ambitions, modestes il est vrai. Van Damme montre qu'il sait jouer avec un certain talent si il est bien dirigé et il n'a jamais été aussi convaincant que dans ce film. Pas que son rôle soit particulièrement complexe mais le scénario lui ménage cependant des moments d'intimités et des passages réalistes qui parviennent à ne pas sombrer dans le ridicule. Un bon point.

La réalisation tire d'ailleurs vers le haut ce métrage qui, entre de mauvaises mains, eut été pénible. Ici, Ringo Lam compose de jolis plans, utilise efficacement les éclairages et les décors, exploite au maximum un budget restreint, donne un bon rythme à l'ensemble et parvient à ne pas ennuyer malgré les clichés et le coté prévisible du résultat. A coup de symboles, il assène quelques vérités simples, prône la réconciliation entre les hommes et délivre un message positif.

Le problème de la plupart des critiques devant ce type de métrage est qu'ils s'avèrent incapables de les évaluer de manière objective. Il ne faut pas en attendre Midnight Express, ni Rocky, ni même L'Evadé d'Alcatraz. Juste un divertissement prenant, violent et efficace qui mérite bien une vision même si on est loin d'un chef d'oeuvre. Sans doute le meilleur film de l'acteur belge après Bloodsport.