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Quoiqu'il soit parfois considéré comme un classique (et souvent présenté comme le meilleur métrage de Yuen Biao), ce Iceman Cometh ne m'a guère convaincu. L'option choisie est celle d'une comédie qui ne néglige pourtant pas la violence. Les gags, dans la tradition cantonnaise des années 80, ne font donc pas dans la dentelle. Yuen Biao boit l'eau des toilettes, veut se battre avec une télévision, découvre les voitures et joue avec un interrupteur pour faire alterner le jour et la nuit. Pour ceux qui n'aurait pas encore compris où Jean-Marie Poiret a piqué les meilleures scènes de ces "Visiteurs" c'est ici! Les séquences sont à ce point semblable qu'il n'y a évidemment aucun doute possible. De là à considérer qu'il s'agit d'une référence, il y a pourtant un pas que je ne franchirais pas.
L'humour est souvent bien lourd, à l'image de ces supposés savants découvrant les deux guerriers enlacés dans la mort et qui déclarent fermement "c'est une découverte sensationnelle: nos ancêtres étaient homosexuels".
Heureusement quelques points positifs sont néanmoins à signaler: Maggie Cheung se livre à un grand numéro d'actrice dans son rôle de pute au grand coeur et Yuen Biao offre de beaux moments martiaux avec une énergie rarement démentie.
Mais, pour ma part, je n'ai vraiment pas accrocher à cette pantalonnade profondément débile. Question de goût sans doute...
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