GUINEA PIG - ANDROID OF NOTRE DAME

Titre: Za ginipiggu 5: Notorudamu no andoroido
ou:  
Réalisateur: Kazuhito Kuramoto
Interprètes: Toshihiko Hino

 

Moi Takaki
Tochiro Taguchi
 
 
 
Année: 1988
Genre: Horreur / gore
Pays: Japon
Editeur  
Violence: * * * *
Erotisme: * *
Suite:  

40%

Résumé:

Une jeune femme se meurt, victime d'un mal incurable. Mais son frère, un scientifique nain, est bien décidé à la sauver, quitte à entreprendre d'horribles expériences. Un maître chanteur s'en mêle et tout bascule dans l'horreur.

Critique:

Pas vraiment passionnant, le cinquième volet de la série Guinea Pig s'avère une sérieuse déception!

Une jeune femme se meurt, victime d'un mal incurable. Mais son frère, un scientifique nain, est bien décidé à la sauver, quitte à entreprendre d'horribles expériences. Un maître chanteur s'en mêle et tout bascule dans l'horreur. Pas vraiment passionnant, le cinquième volet de la série GUINEA PIG s'avère une sérieuse déception!

Très inspiré par plusieurs classiques de l'horreur, il suit surtout la trame narrative de RE-ANIMATOR. On retrouve en effet plusieurs séquences directement décalquées du film de Stuart Gordon. La principale différence réside dans l'absence totale d'humour, ce qui rend ce carnage assez indigeste et répétitif.

Le cinéaste ne se prive pas de scènes vomitives, en particulier un corps féminin éviscéré. C'est long, inutile et répugnant. On voit les os craquer, le savant fouiller l'abdomen pour en extirper les organes dans de grands flots de sang. Beurk!

D'autres passages sont plus typiquement gore, à savoir spectaculairement excessifs: un méchant maitre-chanteur à les jambes tranchées par une lame de scie circulaire et un cadavre réanimé voit sa main se détacher. Cependant, nous sommes bien en deçà du niveau de violence vu dans les précédents volets et, en outre, les effets spéciaux ne sont pas toujours très convaincants. La mise en scène, pour sa part, est des plus médiocres.

Le tournage en 8mm ne permet pas une esthétique véritablement travaillée et, malgré quelques éclairages colorés louchant maladroitement vers Argento ou Bava, la photographie hideuse renvoie bien davantage à du porno de bas étage. A ce sujet, notons la complète hypocrisie des auteurs qui n'hésitent pas à étaler les pires atrocités à l'écran mais usent de subterfuge grossiers pour cacher la foufoune d'une victime.

Pour ne rien arranger, les interprètes ne sauvent même pas la mise puisqu'ils sont tous fort médiocres, ricanant de manière grotesque ou mimant la souffrance sans beaucoup de conviction.

Heureusement le tout ne dure que 50 minutes, ce qui est largement suffisant vu la lenteur et la mollesse de ce segment, la mise en place étant longuette et ennuyeuse.

Gratuité est évidemment le maître mot de cette série et ce ANDROID OF NOTRE DAME ne peut, au mieux, qu'être considéré comme une curiosité un peu malsaine et bien trop amateur pour convaincre.

Sans intérêt!