GREEN SANKE
Titre: ching se
ou: White Snake, Green Snake, Blue Snake
Réalisateur: Tsui Hark
Interprètes: Joey Wong

 

Maggie Cheung
Chu Man Chuk
 
 
 
Année: 1993
Genre: Fantasy / Romance
Pays: Hong Kong
Editeur HK Video
Violence: * *
Erotisme: * *

60%

Résumé:

Deux serpents prennent la forme de belles jeunes femmes et vivent parmi les humains au terme de millier d'années d'entrainement. White Snake vit en compagnie d'un homme qu'elle a séduit. Mais Green Snake ne parvient pas toujours à contrôler son coté animal. Un taoïste décide de supprimer les deux femmes-serpents...

 

Critique:

Green Snake adapte une légende chinoise déjà filmée à maintes reprises et constitue une occasion pour Tsui Hark de tourner une nouvelle fantasy romantique. Joey Wong et Maggie Cheung en seront les héroïnes, à la sensualité aussi innocente que ravageuse. Le but est alors de réaliser une oeuvre épique bourrée d'effets spéciaux. Malheureusement ceux-ci sont véritablement désastreux. Images de synthèse horribles, incrustations ratées, câbles apparents, marionnettes et miniatures foireuses, etc. Bref, la totale.

On peut donc dire que Green Snake a terriblement vieilli et son charme boursouflé aura bien du mal à convaincre les cyniques. Kitsch et ringard, certains tableaux censément spectaculaires font franchement peines à voir. Difficile de se sentir concerné par les affrontements en apesanteurs et les joutes magiques dans ses conditions.

Pourtant tout n'est pas négatif, loin de là. L'humanisation de Serpent Blanc et la prise de conscience de Serpent Vert quant à sa condition permet à Tsui Hark de composer quelques images fabuleuse. Comme cette larme qui coule lentement sur le visage de Maggie Cheung. Une image tellement emblématique et porteuse de sens que HK Vidéo l'a choisit pour illustrer cette sortie DVD.

Certains plans s'avèrent également particulièrement beaux, telles des peintures chinoises avec un coté irréaliste et théatral fort bien rendu. Parcouru d'un érotisme palpable quoique totalement suggéré, ce conte de fée se permet également un détour par la comédie musicale, le cinéaste rendant brièvement hommage à Bollywood pour, sans doute, accentuer l'aspect artificiel, décalé et universel de son intrigue.

Tsui Hark livre donc un ratage dans lequel surnage des images magnifiques, dôtées d'un charme magistral et d'une beauté sidérante. Quelques uns des plus beaux tableaux que nous ait offert le cinéma se trouvent donc au coeur d'une oeuvre pas franchement passionnante à suivre.

Selon l'humeur du spectateur et sa capacité à s'immerger dans cette romance tragique aux conceptions philosophiques sous-jacentes, le voyage peu (ou pas) valoir le détour. Mais les défauts du film sont bien trop nombreux pour crier au chef d'oeuvre...

Pour le DVD proprement dit le packaging est superbe, le livret très complet et les quelques bonus intéressants (filmographies, biographies, etc.) Il faut par contre se contenter d'une unique piste sonore en version originale et en mono d'origine.