GODZILLA & MOTHRA - THE BATTLE FOR EARTH

Titre: Godzilla Vs Queen Mothra
ou:  
Réalisateur: Takao Okawara
Interprètes:  

 

 
 
 
 
 
 
Année: 1992
Genre: Keizu Eiga
Pays: Japon
Editeur Aventi
Violence: *
Erotisme: *
Suite: Godzilla Vs Mecha Godzilla

70%

Résumé:

La chute d'une météorite dans l'océan Pacifique réveille Godzilla qui sème aussitôt la destruction. Heureusement deux jumelles miniatures appartenant à la race extra-terrestre des Cosmos vont demander de l'aide à Mothra, lequel aura fort à faire pour contrer Battra, son double maléfique.

 

Critique:

Ce film reprend, en partie, un scénario non utilisée qui devait servir pour un long-métrage entièrement centré sur Mothra dans lequel Big G ne serait pas apparu. L'idée étant abandonnée, Kazuki Omori, réalisateur des deux précédents volets de la saga (Godzilla contre Biollante et Godzilla contre King Ghidorah) laisse la place à un nouveau venu, à savoir Takao Okawara.

L'intrigue reprend en fait nombre d'éléments déjà précédemment utilisés dans la saga et s'oriente vers une modernisation de deux métrages des sixties: Mothra et Mothra Vs Godzilla. Le roi des monstres parait d'ailleurs parachuté dans le récit sans véritablement lui permettre de progresser. Ici il se contente de tout casser, avec une bonne volonté réjouissante, tandis que Mothra et Battra, créatures écologistes défendant la Terre, se chargent de véhiculer un petit message, fut il naif.

Assez brouillon, l'ensemble commence d'ailleurs par un côté aventure familial à la Indiana Jones un peu déstabilisant, avant de plonger dans les destructions massives dont la Toho a le secret. Preuve supplémentaire du peu d'intérêt que le scénariste manifeste envers Big G, ce-dernier disparaît à mi parcours dans une explosion volcanique sous-marine, lors d'un duel avec Battra. Les monstres ne ressurgiront, fort opportunément, que pour un ultime baroud d'honneur.

Heureusement pour l'amateur, les combats sont titanesques à souhaits, de formidables empoignades dans lesquels les lasers, rayons de la mort et explosions ont la part belle. Même si les maquettes ne sont pas pleinement convaincantes (pas beaucoup de détails!), les effets spéciaux ont grandement progressé depuis 1954 et, à condition d'accepter leur naïveté rétro, ils sont véritablement impressionnants. Belle réussite également que la transformation de la mitte Mothra en un splendide papillon que les japonais contemple avec un respect teinté de crainte.

Plus que jamais la créature symbolise ici une Nature toute-puissante, à la beauté insurpassable mais pouvant, en une fraction de seconde, entrainer la mort de centaines d'innocents. Malgré ces faiblesses et longueurs, Godzilla & Mothra constitue un bel exemple de ce type de cinéma si particulier et saura, sans aucun doute, satisfaire les amateurs.

Pour le DVD, Aventi propose le titre dans un beau digipack aux cotés du nettement plus faible Godzilla Vs Megalon. L'image est belle, quoiqu'un écran noir viennent couper le film à trois reprises durant une poignée de seconde. Bizarre mais pas dramatique. L'unique bande sonore est en japonais et Dolby Surrond 2.0., avec cependant des sous-titres français très lisibles. Même si on regrette l'absence de tous bonus, on reste content de cette édition très satisfaisante et d'un rapport qualité / prix tout à fait exemplaire.