GODZILLA CONTRE BIOLLANTE

Titre: Gojira Tai Biorante
ou: Godzilla Vs Biollante
Réalisateur: Kazuki Omori
Interprètes: Kunihiko Mitamura

 

Yoshiko Tanaka
Megumi Odaka
Masanobu Takashima
Kenpachiro Satsuma (Big G himself)
 
Année: 1989
Genre: Kaizu-eiga
Pays: Japon
Editeur Aventi
Violence: * *
Erotisme: *
Suite: Godzilla Vs King Ghidorah

70%

Résumé:

Godzilla se réveille. Pendant ce temps un scientifique a réussi à croiser certaines de ces cellules irradiées avec une plante et a créé Biollante. Et différents pays cherchent à s'emparer de ses découvertes à des fins militaires.

Critique:

La Toho a réactivé Godzilla en 1984 avec un épisode simplement titré The Return of Godzilla. Même si les résultats ne furent pas à la hauteur des attentes (ce fut un gros flop aux USA), la firme décide de poursuivre en lançant un concours de scénario. Ce sera le dentiste (!) Shinichiro Kobayashi qui remportera la mise devant 5000 écrivains désireux de donner une suite aux aventures du monstre nippon le plus célèbre de la galaxie.

Cette fois, le film revient à ce que les fans attendent: un affrontement entre monstres géants. L'adversaire est ici Biollante, une créature né d'un croisement entre des cellules de Godzilla, une rose et habitée par l'âme d'une jeune fille décédée, fille du chercheur responsable de sa création. La créature en question est franchement réussie, sorte de version gigantesque de l'Audrey de la Petite Boutique des Horreurs.

Nous trouvons, en plus du "simple" spectacle de catch entre monstres mutants, une intrigue assez sommaire à base d'espionnage. Différentes pays tentent de s'emparer des cellules de Big G, que ce soit le Japon, les Etats-Unis ou un pays arabe indéterminé. Les humains se tirent donc dessus tandis que les monstres ravagent la planète. Le final, dans un message sans ambiguïté (et très SF naïve des fifties), déclare finalement que "les vrais monstres sont en fait les humains". D'autres passages tentent d'ailleurs de renouer avec le caractère plus sérieux et "effrayant" des premiers épisodes de la saga en mettant en garde le public contre le danger des manipulations génétiques.

Les habitués de la série vont également retrouver le Super X, sorte d'avion / fusée / sous-marin téléguidé et équipé d'armes surpuissantes, dont un miroir de diamants capable de renvoyer à Godzilla son feu nucléaire. Bref, un beau gadget qui rappelle autant la SF de grand-papa que la littérature d'évasion à la Bob Morane. Une idée sympa, à l'image de la présence de Miki Saegusa, une jeune fille dotée de pouvoirs psychiques capable de communiquer avec le G. Elle reviendra dans tous les épisodes suivants de la "seconde vague" (qui prend fin avec la mort provisoire de Big G dans Godzilla Vs Destoroyah).

Le Grand G en lui-même bénéficie d'un costume soigné et efficace. Même si la technique ne fait pas vraiment illusion elle garde tout son charme. Il faut d'ailleurs signaler que les effets spéciaux sont plutôt réussis. Les destructions de maquette et les scènes cataclysmiques s'enchaînent avec un véritable bonheur même si le début est un peu lent à se mettre en place.

Le résultat est dans l'ensemble de bonne qualité. Il s'agit certainement d'un bon épisode de la saga du monstre atomique, malgré un rythme un peu déficient. La qualité des effets visuels, la séquence de destruction massive d'Osaka, le premier combat contre le Super X et bien d'autres passages témoignent d'une véritable implication du metteur en scène. De plus la photographie est belle et certains passages poétiques sont fort jolis malgré (ou grâce à) leur naïveté. Les amateurs sauront apprécier le spectacle à sa juste valeur, celle d'un divertissement tout public de qualité.

Le DVD propose le film en 16/9, dans une copie tout à fait correcte avec une bonne piste sonore en VO sous-titrée. Vendu en pack avec Godzilla Vs Mechagodzilla 2 pour pas cher, sous un beau digipack en plus, ce métrage rejoindra la dvdthèque de tous les fans de kaizu-eiga.