GEN X COP
Titre: Tejing xinrenlei
ou: Gen X Cop
Réalisateur: Benny Chan
Interprètes: Nicolas Tse

 

Stephen Fung
Sam Lee
Eric Tsang
Daniel Wu
Francis Ng
Alan Mak
Jackie Chan (le pêcheur)
Année: 1999
Genre: Polar
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: *

30%

Résumé:

 

 

Critique:

Houlà! Lorsque l'Asie se pique de copier les blockbusters ricains ce n'est pas toujours avec bonheur comme en témoigne cette lamentable produiction de Jackie Chan

Premier problème, mais de taille, des acteurs pitoyables! Le trio de flics de choc est incarné par de jeunes chinois au physique avenant et aux cheveux en désordre. Avec leurs fringues excentriques (style punk-hyppie-grunge-hardeux), ils représentent sans doute une nouvelle jeunesse américanisée, à l'attitude typiquement "so fuckin' what?". Quelle décadance!

De plus, ils sont également chanteurs, comme nombre de vedettes HK, et ne se privent pas de le démontrer en beuglant l'un ou l'autre morceaux sur la bande sonore. Le but avoué est de consolider ler succès auprès de la gent féminine prépubère locale. Leur jeu dramatique, en tout cas, est objectivement lamentable: visage inexpressif ou mimiques accentuées, regard de boeuf dénué de la moindre émotion et manque flagrant de prestance.

Autre ennui pour un produit (c'est le terme adéquat) d'action, nos vedettes ne compensent même pas leurs carences dramatiques par des aptitudes martiales dignes de ce nom. Le montage fait pourtant son possible pour camoufler ses lacunes mais sans vraiment convaincre. Le reste de la distribution n'est guère meilleure et Eric Tsang surjoue affreusement. Il abuse des tics lorsqu'on le traite de malade mental et énerve les spectateurs les plus indulgents. Mais, bon, parfois, sa prestation arrache un sourire et ce n'est déjà pas si mal.

Passons à présent au scénario, simpliste et confus, dont les trahisons à répétition lassent rapidement et provoquent un ennui tenace. Pour ne rien arranger, les dialogues sont affligeant et truffés de "I fuck you in the ass" et autres "motherfucker" dans une pathétique volonté de sonner américain. Les tentatives d'humour tombent à plat et reposent sur des punchlines grotesques et un comique de situation éculé.

Seul Jackie Chan nous fait rire: la première fois par référence, lorsqu'un des djeuns tente de désarmer un malfrat en employant sa fameuse technique...et échoue lamentablement. La seconde fois, en occupant l'écran dans le rôle d'un pécheur (une minute de présence à tout casser, d'ailleurs non créditée!): il demande au terrible trio de lui montrer un peu de respect car "il était plus balèze qu'eux à leur âge". Et c'est tellement vrai!

Malgrè les commentaires élogieux de la star dans les bonus (qui se voit bien passer le flambeau à la jeune génération, j'en tremble déjà), on doute de la possibilité pour nos guignols de réussir une vraie carrière. Après tous ces points négatifs, signalons néanmoins deux ou trois séquences explosives (entre autre le final), quelques cascades réussies et une poignée de combats potables.

Evidemment, cela ne suffit pas à sauver ce divertissement bourrin et décérébré. Quant à la grande scène d'émotion (la mort de Eric Tsang, victime d'une balle perdue) elle provoque au mieux la consternation et au pire un éclat de rire involontaire tant elle semble grotesque. Visiblement, le public visé apprécia malgrè tout cette grotesque tentative de rivaliser avec le "style" Michael Bay ("Bad Boys"), à savoir un franc n'importe quoi, filmé n'importe comment et mal équilibré. Le pire est que l'ensemble ne procure aucun plaisir, fut-il coupable. A éviter sans regret et même à fuir!