LA LEGENDE DE KEN LE SURVIVANT

Titre: Fist of the North Star
ou: Hokuto no Ken
Réalisateur: Tony Randell
Interprètes: Gary Daniels

 

Malcolm Mc Dowell
Costas Mandylor
Isako Washio
Christopher Penn
Melvin Van Peebles
 
Année: 1995
Genre: Science-fiction musclée
Pays: USA / Japon
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

65%

Résumé:

Kenshiro, chevalier de Véga et fils de Ryuken, défend les citoyens de la vallée du Paradis, menacés par le cruel Lord Shin. Ce dernier décide d'édifier un empire en ayant recours à la puissance pervertie des arts martiaux. Mais Kenshiro va s'y opposer.

 

Critique:

Tony Randell et le scénaristes Peter Atkins, bien connus des fans d'horreur (comme en témoigne Hellraiser 2) se lancent dans cette adaptation du mangade Tetsuo Hara, célèbre pour sa violence extrême.

Avec un budget de 5 millions de dollars, Randell ne peut lutter sur les terres de l'apocalypse à grande échelle. A l'inverse des espaces immenses de la saga Mad Max, il privilégie les séquences tournées en studio, de manière traditionnelle pour ne pas dire "à l'ancienne".

Gary Daniels, héros de nombreuses séries B d'intérêt variable, y promène sa dégaine avec une certaine puissance de conviction. Manifestement fan du personnage et de culture asiatique dans son ensemble, Daniels dépasse les limites évidentes de son jeu pour composer un personnage noir et deséspéré, qui n'hésite pas à se montrer particulièrement sadique parfois.

La violence extrême est ici un véritable élément narratif et Tony Randell ne se prive pas pour multiplier les plans gore. Ken utilise évidemment sa fameuse technique qui le montre frapper un adversaire à pleine vitesse. "Tu es déjà mort" déclare t'il ensuite. Le méchant s'effrondre en effet, le corps littéralement mis en pièces.

Un budget modeste, un ton sérieux et premier degré, une violence exacerbée, des emprunts à une culture à l'époque largement décriée (le manga ne devint un "art" qu'à la fin des années 90 pour la plupart des critiques occidentaux), un cinéaste spécialisé dans le gore et un acteur ayant tournés dix fois plus de nanar que de bons films: autant d'éléments qui jouèrent en défaveur d'un métrage pourtant attachant.

Les combats sont nombreux et relativement bien chorégraphiés (comparativement à la plupart des productions occidentales de cette époque en tout cas), les acteurs plutôt bons, avec un équilibre entre des inconnus et des visages familiers comme l'immense Malcolm Mc Dowell, et le scénario un peu plus travaillé que le simple résumé ne le laisse à penser.

Même si Randell s'inspire beaucoup de The Crow, Mad Max et même de toute la vague post nuke italienne et des séries B hongkongaise le résultat demeure agréable et sympathique.