FANTASMES

Titre: Lies
ou:  
Réalisateur: Jang Sun-woo
Interprètes: LEE Sang-Hyun

 

JEON Hye-Jin
KIM Tae-Yeon
 
 
 
 
Année: 19
Genre: Drame érotique
Pays: Corée
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: * * * *
Suite:  

55%

Résumé:

L'initiation amoureuse, sexuelle et sado-maso d'une jeune fille part un homme plus âgé.

 

Critique:

Un exemple supplémentaire du courrant cinématographique dit "porno d'auteur". Ce métrage s'inspire évidemment de ces prédécesseurs dans le genre, à savoir L'Empire des Sens ou Le Dernier Tango à Paris, sans parler du plus récent Intimité, des produits de Breillat type Baise Moi , Romance X , etc.. Sans être franchement plus convaincant. Une fois de plus il s'agit d'une relation sexuelle jusqu'au boutiste entre une jeune fille qui découvre sa sexualité et un initiateur plus âgé. La caméra suit donc quasi exclusivement ces deux protagonistes et détaille leurs jeux érotiques.

Dès la première séquence, le cinéaste donne le ton et montre le dépucelage successif de la jeune héroïne (premier, deuxième et troisième trou nous apprend un carton à l'écran). Ensuite c'est la spirale des pratiques sado-maso, avec des bondages et flagellations un peu répétitive. Et aussi quelques détails plus trash comme de la scatologie.

Musique techno répétitive mais pas trop mal, dialogues souvent affligeants de banalité, montage bizarre au début qui alterne les plans de l'intrigue avec les auditions de l'actrice, parfum de scandale, entretenus par les inévitables slogans ("interdit pour pornographie"), Fantasmes est une nouvelle preuve de ce courrant intellectualisant le X. Pas toujours pour le mieux d'ailleurs tant l'ensemble parait vide et frelaté, impression confirmée à la vue du métrage suivant du cinéaste, le désastreux et fouteur de gueule "Resurection of the Little Match Girl".

Situé à l'extrême limite de la pornographie, le métrage est explicite à souhait mais s'avère assez peu érotique. Nous sommes donc loin de la vague "porno chic" qui tente de mêler érotisme, séquences hard et prétentions auteurisantes dans une perspective esthétique en usant d'une cinématographie travaillée. Fantasmes, au final, devient donc assez ennuyeux, malgrè certains passages décalés et efficaces. La mise en scène adoptant les codes proche du dogme n'arrange pas les choses, avec sa caméra à l'épaule tremblotante, et le tout finit par lasser.

Le classique Story of Joanna de Gérard Damiano demeure donc inégalé dans ce style de description quasi naturaliste d'une passion sexuelle totale.

A voir par curiosité (ou par l'attrait du mini-scandale) mais franchement décevant, quoique pas si ennuyeux que d'autres. Moins que Tokyo Decadance en tout cas!