LE MAITRE CHINOIS

Titre: Drunken Master
ou: Jui kuen
Réalisateur: Yuen Woo Ping
Interprètes: Jackie Chan (Wong Fei Hung)

 

Simon Yuen (Mandiant Sou)
Hwang Jang Lee (Thunderfoot)
Derek Shen Ten
 
 
 
Année: 1978
Genre: Kung Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur HK Video
Violence: * *
Erotisme: *
Suite: Combats de Maîtres & Dance of The Drunken Mantis

80%

Résumé:

Wong Fei Hung, un jeune homme dissipé passe plus de temps à se bagarrer ou à draguer les jeunes demoiselles qu'à étudier le kung-fu. Suite à plusieurs bévues, son père le chasse et l'envoie parfaire son éducation auprès du mandiant Sou. Or un tueur à gages nommé Thunderfoot à juré la mort du père de Fei Hung.

 

Critique:

Un classique de la kung fu comedy et un des films les plus célèbres de la "première carrière" de Jackie Chan. Le métrage est pourtant construit sur des bases bien connues. Et aurjourd'hui que l'amateur a vu au moins 50 imitations de ce métrage matriciel, les recettes paraissent évidentes. Mais à l'époque ce mélange entre humour burlesque, apprentissage à la dure et combats était nouveau. Un quart de siècle s'est écoulé mais Drunken Master demeure un véritable bonheur pour les fans.

Avec ce métrage, Jackie se débarrasse de son coté sous-Bruce Lee et de l'influence écrasante de Lo Wei. Il s'affirme comme un combattant plein d'humour et d'autodérision, capable de prouesses athlétiques hors du commun. Les séquences d'apprentissage basé sur un entraînement à la dure (et un élève souvent prêt à tricher pour y échapper) resserviront ad nauseam dans des centaines de sous-produits mais elles ne seront jamais dépassées. Il faut dire que Yuen Woo Ping filme le tout avec énergie et se permet une suite quasi ininterrompue de combats. Ceux-ci sont toujours très bons, même si ils n'ont pas le coté survoltés de certaines réalisations ultérieures. La technique de l'homme ivre a rarement été aussi bien mise en image et le combat final contre l'immense kicker Hwang Jang Lee reste un sommet du cinéma martial.

Dommage que l'humour soit parfois un peu lourd ou que le scénario ne soit guère développé. Mais ce n'est pas très important à coté du plaisir ressenti aux accrobaties de la jeune star et au tir de barrage mené par les jambes de Hwang Jang Lee, lequel déclare d'ailleurs "en combat les mains sont accessoires et l'essentiel des attaques doit venir des jambes".

Il est aussi amusant de voir les différents styles essayés par Jackie lors de sa première confrontation avec Sou: le Tigre, la Grue et l'Aigle. Evidemment tout cela n'est pas suffisant face à la drunken boxing du vieux maître, incarné par le vétéran Simon Yuen, le propre père de Yuen Woo Ping.

La vision icconoclaste du mythe de Wong Fei Hung par Chan et Yuen Woo Ping est donc toujours irrésistible malgrè de menus défauts et reste l'assurance d'une soirée réussie.