DRAGON THE MASTER

Titre:  
ou: Dragon the Master
Réalisateur: Willy Ho + Ray Woo
Interprètes: Dragon Sek

 

Karen Cheung
Roy Cheung
Billy Chow
Lily Cheung
Edward So
Jackie Cheng
Année: 2002
Genre: Bruceploitation
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: *
Suite: Dragon the Master 2: Big Boss Untouchable

55 %

Résumé:

Shelly travaille à un nouveau jeu vidéo inspiré par Bruce Lee. Son frère, Ti Lung, un maître du kung fu est entraîné malgré lui dans une intrigue complexe et, à la fin, il devra sauver sa fiancée en allant à la Tour de la Mort...

Critique:

Après près de quinze ans d'absence, voici le grand retour de la bruceploitation, sous l'égide de Joseph Lai, fameux producteur de ninjateries bien Z dans les eighties et de kickboxing movies dans les nineties. Etonnamment, il tente le coup du Bruce Lee clone ("The Legend of Bruce Lee lives on!") avec cette resucée des classiques du Petit Dragon essentiellement inspirés (façon de parler!) par Game of Death, du moins dans son dernier tiers.

Le scénario ne tient pas vraiment la route et, d'ailleurs, s'avère peu palpitant. Il tourne autour du vol d'un nouveau jeu vidéo par des méchants, joue la carte de l'espionnage industriel et du techno-thriller de série Z pour permettre un maximum de combats. Lesquels sont, évidemment, l'intérêt premier - pour ne pas dire unique - de ce métrage à petit budget. Et comme les combats sont bien nombreux et plutôt réussis, le spectateur est content.

Débuté par un combat au sabre tout câblé typique des nineties entre deux demoiselles de jeux vidéo, les bastons se poursuivent avec plein de coups et de cris à la Bruce Lee, sans oublier l'arrivée inoppinée d'un imitateur de Jackie Chan, lequel use de la drunken boxing à la manière du "vrai".

Dragon Sek incarne ici le Bruce Lee clone avec un minimum de présence et démontre de belles capacités martiales, spécialement durant la seconde partie du métrage. Il faut avouer que les trois premiers quarts d'heure sont plutôt ennuyeux et n'hésitent pas à verser dans les bons sentiments, le héros allant jusqu'à payer la facture d'hôpital du méchant qu'il a tabassé. Un truc que Lee n'aurait jamais fait. Mais les temps changent et les héros doivent se montrer compatissants et humains, fini les vigilantes purs et durs, hélas!

Toute la dernière demi-heure copie le Game of Death de Bruce Lee en montrant Dragon Sek gravir les escaliers d'une pagode pour combattre un méchant à chaque niveau. Le final voit ainsi notre héros défaire Billy Chow dans une sorte de ring en fer barbelé. Dragon Sek porte évidemment le training jaune caractéristique pour ces séquences et cela peut suffire à attirer le chaland.

Des nombreuses imitations du Game of Death répertoriées, cette copie tardive n'est certainement pas la pire (un titre qui revient sans hésiter à The True Game of Death) mais pas la meilleure non plus. Les nostalgiques devraient pourtant y trouver leur compte, d'autant que la plupart des combats sont bons et bien chorégraphiés.

Sympa, sans plus ni moins et aussitôt vu, aussitôt oublié. Mais pas désagréable sur le moment.