DRAGON SQUAD

Titre: Dragon Squad
ou:  
Réalisateur: Daniel Lee
Interprètes: Lawrence Chou

 

Sammo Hung
Simon Yam
Shawn Yu Man-Lok
Michael Biehn
Vaness Wu
Andy On
Maggie Q
Yuen Wah
Gordon Liu
Année: 2004
Genre: Polar / action
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * * * *
Erotisme: * *
Suite:  

75%

Résumé:

 

Critique:

DRAGON SQUAD marque le retour du cinéma HK au thriller d'action à l'ancienne telle qu'on le concevait dans les années 80. L'intrigue n'est donc pas particulièrement novatrice: une équipe de jeunes flics affronte des terroristes et doit compter sur un flic à 5 jours de la retraite (Sammo Hung) qui ne s'est jamais pardonné d'avoir mené ses hommes à la mort trois ans auparavant. Tout ce petit monde transforme les rues de la ville en champ de bataille.

Aux rayons des producteurs, l'amateur découvrira avec étonnement les américains Bey Logan (bien connus pour ses commentaires audios passionnants sur les DVD HKLegends) et Steven Seagal. Mais, à la mise en scène, c'est le solide artisan Daniel Lee qui assure le boulot et illustre avec une véritable énergie un scénario qu'il a lui-même écrit. Comme déjà dit précédemment, ce script n'est pas très original dans sa trame générale mais recèle néanmoins suffisamment de bonnes idées pour maintenir l'attention du spectateur. Même si, évidemment, ce seront surtout les séquences d'action qui resteront dans les mémoires. Car DRAGON SQUAD réactive le principe du pur film d'action, avec démolition spectaculaire, fusillades dantesques et affrontement à mains nues ou à l'arme blanche. Daniel Lee ne lésine d'ailleurs pas sur la violence et offre au spectateur une bonne dose de brutalité avec de grosses giclées d'hémoglobine parfois carrément gore. La séquence clé étant certainement un énorme gunfight dans les rues de Hong Kong, les adversaires se mitraillant sans répit tandis que deux snipers frappent depuis les toits avoisinants.

Les vingt dernières minutes multiplient également les empoignades sauvages, entre autres un terrible duel dans un cimetière et une démonstration martiale ultra brutale pour le légendaire Sammo Hung armé d'une machette. A ce propos, au niveau du casting, le métrage tente de concilier deux époques en partageant les rôles principaux entre la bande de jeunots et les vieux de la vieille, à savoir Sammo Hung (dans un rôle classique de flic à quelques jours de la quille), Michael Biehn (impeccable en méchant terroriste) et Simon Yam, sans oublier l'apparition de Gordon Liu.

Même si l'action est le principal argument commercial de DRAGON SQUAD, Daniel Lee offre quelques adjuvents intéressants, comme la romance entre Michael Biehn et l'ex-copine de son ennemi Tiger. Citons aussi les remords de Sammo Hung et les reproches de sa fille, qui accuse le vieux flic d'avoir négligé sa femme, à présent décédée, au profit de son boulot. Un bel équilibre mais, heureusement, Daniel Lee ne cherche nullement à intellectualiser outre mesure son propos. Il offre un spectacle essentiellement axé sur le divertissement brutal sans se moquer du public mais sans chercher une quelconque revendication autheurisante. Si le scénario est très basique, Daniel Lee se rattrape en livrant une mise en scène définitivement moderne et pensée comme une sorte de clip explosif.

Montage haché, plans très court, ralentis et esbroufe confèrent à l'ensemble une orientation internationale et un rythme soutenu. Soutenu par une musique variée et efficace, ce polar haletant et brutal devrait satisfaire la plupart des aficionados de l'action pure. Alors, bien sûr, il est possible de chipoter et le métrage n'est pas exempt de nombreux défauts. Mais, dans la morosité actuelle du cinéma boum boum pif paf hongkongais, DRAGON SQUAD remplit agréablement son contrat et offre près de deux heures de divertissement sans temps morts. Par contre, les cadavres troués comme des passoires, eux, ne manquent pas.