L'ENFER DES ARMES (Director's Cut)
Titre: Di yi lei xing wei xian
  Dangerous Encounter of the First Kind
  Don't Play With Fire!
Réalisateur: Tsui Hark
Interprètes: Lo Lieh

 

Robert Au
Paul Che
Lim Ching-chi
 
 

                      
                      
Année: 1980
Genre: Polar
Pays: Hong Kong
Editeur HK Video
Violence: * * * *
Erotisme: * *

75%

Résumé:

Trois petits bourgeois désoeuvrés s'amusent à fabriquer des bombes qu'ils font exploser dans Hong Kong. Repérés par une jeune fille un peu folle et sociopathe, soeur d'un flic acharné, ils sont entraînés dans une spirale de violences.

 

Critique:

Voici enfin le célèbre film culte de Tsui Hark dans son montage original, lequel diffère sensiblement de la version internationale précédemment disponible. Il s'agit d'une production barbare et nihiliste, avec un Lo Lieh survolté. Mais, comme beaucoup d'objet violent non identifié devenu culte, cet "Enfer des Armes" souffre de sa réputation de chef d'oeuvre. Ce n'en est pas un, soyons honnête.

Les défauts du métrage sont trop nombreux pour que l'on puisse le considérer comme tel. D'abord, il a vieilli, et le contexte dans lequel il fut tourné n'est plus celui d'aujourd'hui. Deuxièmement, la musique n'est pas très bien choisie, comme en témoigne les morceaux de Jean Michel Jarre qui illustrent certaines scènes. Enfin, les acteurs sont plutôt irritants et (sur)jouent assez mal.

Niveau scénario, que ce soit dans sa version originale ou dans le remontage, le métrage parait un peu brouillon, inachevé et anarchique. Peut-être est-ce justement ce que Hark recherchait. En tout cas, le cinéaste est parfois en roue libre et il faut attendre le fameux final, dans le cimetière, pour que le spectateur soit véritablement passionné par la violence déployée.

Il a été dit (et redit) que la troisième réalisation de Tsui Hark était son "Orange Mécanique" personnel mais il faut avouer qu'il reste en deça du classique de Kubrick. A voir, évidemment, comme une curiosité historique dont l'importance fut indéniable mais peut-être pas comme le chef d'oeuvre du siècle.