LES DOIGTS DU NINJA
Titre: Lightning Bruce Lee
ou: Le Retour de Bruce Lee
ou: La Lumière de Bruce Lee
Réalisateur: Chen Kuo Heng
Interprètes: Lui Chon

 

Chiang Fan
Sun Yueh
Poon Cheung Ming
Lui Ming

                      
                      
 
Année: 1978
Genre: Kung fu
Pays: Hong Kong
Editeur Bach Films - Collection Ninja
Violence: * *
Erotisme: * *

75%

Résumé:

Deux frères, à la mort de leur père, prennent une direction opposée: l'un retourne chez son oncle tandis que l'autre, Wung, décide de s'enrichir en rejoignant une bande de malfrats. L'affrontement fratricide est inévitable.

 

Critique:

Un scénario très simple mais pas nécessairement plus bête qu'un autre. L'intrigue vole même un rien plus haut que l'habituel "Tu as tué mon maître, fils de chienne mandchoue, je m'en vais t'éclater le crane avec ma prise du serpent à sonnette".

Bref, un petit produit sympathique. Tout d'abord, malgré le titre et la collection, sachez que vous n'y trouverez pas un seul ninja, même caché au fond de l'image. Par contre, voici du vrai kung-fu basique, à l'ancienne, mais agréable à suivre.

Les acteurs, évidemment, ne jouent pas très bien et les passages voulus dramatiques sont souvent involontairement hilarants et sur-joués à l'extrême. Les coups portés produisent également des bruitages exagérés et une simple gifle ressemble à un coup de canon. Pour ne rien arranger, le doublage français est évidemment atroce. Les dialogues valent donc leur pesant de cacahouètes et se limitent souvent à des "attrapez-le et tuez le", "si vous touchez à un seul cheveu de ma cousine, je vous tuerai jusqu'au dernier, bande de salauds", etc.

La séquence la plus drôle intervient d'ailleurs lorsque quelques affreux veulent violer une jeune fille. La mère s'interpose courageusement et se propose de prendre sa place. A quoi le chef des méchants réplique immédiatement par un anthologique "Quoi? Vous voulez rire la vieille!" qui garantit un vrai fou rire au spectateur le plus déprimé.

Notons d'ailleurs une pointe de sadisme gentillet dans ce métrage, entre autre lorsque le chef des bandits torture son rival et oblige sa femme infidèle à achever l'agonisant à l'aide d'une barre de fer chauffée au rouge. Signalons aussi un viol collectif et quelques coups de poings bien brutaux.

Mais l'important dans ce genre de produits reste les combats et ceux-ci s'enchaînent avec une belle efficacité. En fait, ils sont très nombreux mais évitent le piège de l'overdose en présentant des techniques variées. Les coups ne sont pas toujours porté mais, généralement, cela passe bien. La mise en scène, quoique routinière et truffée de raccords hasardeux, réussi généralement à ne rien perdre des kicks assénés. Et c'est là l'essentiel.

Au final, voici un pur exemple de cinéma bis efficace. L'un des meilleurs titre de la collection Bach Films qui comporte quelques perles...au milieu de bien des déchets.