DAYDREAM
Titre: Hakujitsumu
Réalisateur: Tetsuji Takechi
Interprètes: Kyoko Aizome

 

Kei Sato
Takumi Katsuchika
Saeda Kawaguchi
Yuri Yaoi
 
                   
Année: 1981
Genre: Erotique / Porno
Pays: Japon
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * * * * * (X - Rated)

80%

Résumé:

Un jeune homme et une jeune fille sont endormis par un dentiste et ils rêvent de scènes étranges, érotiques et violentes.

 

Critique:

Voici le remake d'un classique éponyme de l'érotisme japonais, produit par une major en 1964 et déjà réalisé par Tetsuji Takechi. Ce Daydream original était, ni plus ni moins, le premier pinku eiga de prestige et brisait le tabou de la pilosité en dévoilant brièvement un pubis. Quinze ans ont passé et Takechi livre un remake de son propre classique.

Cette nouvelle version, nettement plus hard, s'inspire d'un récit connu au Japon et déploie une belle imagination lors des scènes oniriques. Le cinéaste n'hésite pas à reprendre à son compte les perversions et spécialités locales en proposant des séquences de bondage, de domination, de sado-masochisme et même d'urologie. Pourtant, la mise en scène travaillée et le jeu outré des acteurs - confinant au second degré le plus cabotin - éloignent résolument Daydream du tout venant de la production pornographique. Ici, on parlera d'ailleurs d'avantage d'érotique, malgrè certaines prises de vue anatomiques hard à souhait qui sauront satisfaire les amateurs.

Reconnu par la critique comme un des meilleurs exemples du cinéma X asiatique, Daydream est, à mon sens, infiniment plus maitrisé, plus beau et surtout plus excitant que le surestimé Empire des Sens.

Parmi les meilleures séquences on citera celle - éminement érotique - où l'héroïne livre son corps aux jets d'eau et autres brosses rotatives d'un car-wash. Original. Mais la plupart des scènes proposées sont mémorables, qu'elles parodient les films de yakuza ou les séries B horrifiques. Saluons également la très bonne interprétation de Kyoko Aizome qui livre une incroyable performance physique en livrant son corps aux suspensions, flagellations et autres perversions.

Bref, une oeuvre référentielle, érotique, prenante, fort bien filmée et photographiée, à cent coudées au-dessus du tout venant du porno alimentaire de confection courrante. La suite / remake reprend le même thème de manière ouvertement saphique et s'avère d'un niveau légèrement inférieur.