CLAN OF THE WHITE LOTUS

Titre: Fist of the White Lotus
ou: Le Poing Mortel du Dragon
Réalisateur: Lo Lieh
Interprètes: Gordon Liu

 

Lo Lieh
Kara Hui
Johnny Wang
Hsiao Hou
 
Année: 1980
Genre: Kung Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

70 %

Résumé:

 

Critique:

Présenté comme la suite des Executioners From Shaolin, ce Clan of the White Lotus est davantage un remake traité sur un mode plus léger. Les combats y sont nombreux, avec une confrontation réussie entre le méchant Lo Lieh et le héros Gordon Liu, forcé d'apprendre une boxe plus féminine pour triompher de son adversaire, Pai Mai.

Dans le plus pure style de la kung-fu comedy, Gordon Liu apprend la technique du "kung fu des femmes" (une variante du Crane Fist) en découvrant son côté tendre: il s'applique à des travaux de couture, fait le ménage et berce un bébé. Car Lo Lieh utilise la force de son adversaire pour la retourner contre lui et la seule manière de le vaincre consiste à se servir de petits coups précis, dans un esprit "féminin".

On est donc content de retrouver Pai Mai, un méchant fameux du cinéma kung fu, qui revint à de nombreuses reprises sous différentes incarnations, des Executioners From Shaolin à Kill Bill, puisque Tarentino a utilisé ce personnage capable, entre autres, de rétracter ses testicules pour éviter les coups bas!

Le scénario, classique, n'est pas le meilleur que nous ait fourni le kung fu pian mais c'est loin d'être le pire. La linéarité de l'intrigue est heureusement compensée par des personnages nombreux et bien typés, ainsi que par quelques touches de comédie, sans oublier l'originalité de l'entraînement proposé, loin des sempiternelles démonstrations de force virile.

Même si Gordon Liu apprend à utiliser des "ruses de femmes", les combats restent néanmoins plaisants et efficaces, dans un style certes léger inspiré par l'univers de la kung-fu comedy. N'attendez donc pas des démonstrations époustouflantes ou des duels barbares et héroïques, plutôt de belles acrobaties situées entre le sérieux et la bouffonnerie.

Clan Of The White Lotus s'avère donc un divertissement plaisant et agréable mais nous sommes loin de la réussite d'Executioners From Shaolin. Si on ne s'ennuie pas à sa vision, on peut être légitimement déçu par cette resucée néanmoins sympathique.

A voir, donc, même si il existe moult Shaw Brothers davantage prioritaires, ce Clan Of The White Lotus étant surtout réservé aux inconditionnels et autres acharnés du cinéma kung-fu.