THE CITY OF VIOLENCE

Titre: Jjakpae
ou:  
Réalisateur: Ryoo Seung-Wan
Interprètes: Jung Doo-Hong

 

Ryoo Seung-Wan
Lee Beom-Soo
Joeng Soek-Yong
Kim Seo-Hyung
An Kil-Kang
 
Année: 2006
Genre: Action / Arts Martiaux / Thriller
Pays: Corée du Sud
Editeur CTV
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

65%

Résumé:

De retour dans sa ville natale, un policier retrouve ses anciens camarades après la mort d'un des leurs, assassiné par la mafia locale. Remontant la piste, le flic va faire sa propre justice dans cette ville en proie à la violence.

Critique:

Présenté comme le nouveau monument du film de combats musclés, orientés baston de rue, THE CITY OF VIOLENCE s'avère en définitive à la fois sympathique et décevant. Le scénario, en premier lieu, est loin de donner dans la grande originalité. Tout commence par le meurtre d'un type plutôt du genre dur à cuire. Un de ses amis d'enfance, flic de son état, décide alors de rassembler la petite bande de sa jeunesse pour retrouver les assassins. Pas de quoi crier au génie, ce scénario ayant été vu et revu de nombreuse fois.

L'idée principale du cinéaste réside dans l'alternance entre cette enquête violente et les flash-back de notre équipe de choc du temps de leur jeunesse, dans un esprit de camaraderie déconnante qui rappelle parfois l'ambiance nostalgique de titres comme STAND BY ME. Malheureusement, cette juxtaposition entre les deux époques ne fonctionne pas vraiment et THE CITY OF VIOLENCE ne parvient pas à susciter l'émotion.

Les intentions du cinéaste n'étant jamais vraiment claires, il est difficile de déterminer si CITY OF VIOLENCE se veut un hommage ou une parodie du cinéma d'action, les références allant des Baseball Furies du culte LES GUERRIERS DE LA NUIT à de nombreuses productions martiales. L'ombre de Tarantino et de ses KILL BILL plane aussi sur un ensemble hautement référentiel.

Dommage que les acteurs plutôt médiocres et une mise en scène volontiers maniérée plombent un métrage sinon généreux qui offre en tout cas au spectateur son content de divertissement. L'intrigue n'est pas vraiment passionnante mais les intermèdes martiaux, dispensés avec énergie, assurent la qualité du spectacle. En ce qui concerne les chorégraphies, l'important réside dans la puissance des coups, la fluidité du montage et la durée des séquences d'action.

THE CITY OF VIOLENCE culmine judicieusement dans son dernier tiers qui consiste en une longue scène de baston une nouvelle fois fortement inspirée par Tarantino mais néanmoins jouissive. La musique décalée participe d'ailleurs efficacement à l'atmosphère et le film se suit avec plaisir.

Divertissant et sympathique, CITY OF VIOLENCE souffre également d'un rythme inégal mais sa durée réduite à l'essentiel (1h30, point barre) et sa volonté de cogner dur assure aux spectateurs un bon moment, même si le tout ne restera sans doute pas dans les mémoires.