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Cette production Wong Jing constitue un bon exemple de Categorie3. Le réalisateur s'amuse à détailler un nombre élevé de tortures, à la manière des classiques du nazi-porn ou de l'Inquisition Exploitation.
On y retrouve donc un petit côté ILSA ou LA MARQUE DU DIABLE dans les descriptions de dispositifs sanguinaires originaux mais sans l'aspect malsain des titres précités. Car, ici, l'humour domine. Production Wong Jing oblige!
On note ainsi une série de personnages farfelus et des séquences hilarantes comme tout celles où intervient un type au sexe demesuré! De grands moments sont à prévoir lorsqu'il manque de noyé un rongeur en urinant copieusement où qu'il asperge les murs de litres de spermes. Dans le même registre les deux parodies de GHOST version cochonnes sont des séquences mémorables. En particulier la première où, pour soulager son époux, notre prude et virginale épouse se met à le masturber sur la mélodie, aux arrangements version chinoise, du fameux "Unchained Melody". Malgré ce ton volontiers déconneur, A CHINESE TORTURE CHAMBER STORY ménage quelques scènes fortes non dénuées d'un érotisme prononcé: les gadgets sexuels sont nombreux (un "soutien-seins" émoustillants, des godes de tous les modèle, un cheval de bois avec vibromasseur intégré, etc.), les nudités fréquentes, y compris intégrales, et le cinéaste ne perd jamais une occasion de ligoter et fouetter ses nymphettes.
Bref, un gros délire justifié par un scénario narré en flash-backs qui vire rapidement au n'importe quoi réjouissant. Les invraisemblances sont en effet nombreuses et l'intrigue n'est guère crédible. Mais l'important n'était manifestement pas là!
Niveau gore, Bosco Lam propose quelques passages sévères: castration, ongles arrachés, punitions et soumissions diverses et variées, sans qu'aucun ne soit véritablement traumatisants, le ton restant globalement inoffensif. On pouvait s'attendre à davantage de violences sanglantes mais l'ensemble est suffisamment innovant dans la description de tortures variées pour que l'amateur ne se sente pas floué devant cette relative retenue.
La scène culte intervient lorsque Elvis Tsui et Julie Lee s'affrontent aux arts martiaux, en voltigeant en apesanteur à la manière (et sur la célèbre musique) de Wong Fei Hung. Mais le duel cède rapidement la place à du sexe bondissant, chacun rivalisant de techniques, énoncée à voix haute façon kung fu old-school ("la langue invincible", "la toupie" etc.) pour satisfaire son partenaire. Un grand moment qui justifie pleinement la vision d'un métrage fort amusant.
Une introduction en douceur à l'univers détraqué de la Cat3 érotico-gore. Sympa, sans prétention et jamais ennuyeux, l'ensemble est en outre plutôt soignée. Pas de raison de s'en priver, donc!
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