CAUCHEMAR

Titre: Satan's bed
Réalisateur: Jalil Jackson
Interprètes: Mariane Wolf

 

Didier Hamel
Richie Ricardo
 
 
 
 
Année: 1988
Genre: Horreur
Pays: Indonésie
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: * *

35%

Résumé:

Deux jeunes filles sont persécutées par un horrible croque-mitaine brûlé doté de griffes menaçantes.

 

 

Critique:

On connait surtout le réalisateur Jalil Jackson pour une petite série B érotico-gore pompant honteusement "Terminator", le sympathique "Nasty Hunter". Ici le bonhomme va plus loin. Trop loin sans doute. Toujours préoccupé du marché internationnal, il rempile avec un décalque qui mixe, vaille que vaille, les grands succès de l'horreur américaine des eighties.


Le prégénérique débute comme "Amityville 2" avant que le film n'embraye franco sur les "Griffes de la Nuit". La plupart des séquences clés du classique de Wes Craven sont passées à la photocopieuse mais l'inspiration est souvent défaillante et la mise en scène assoupie.

On retrouve donc une fille attirée par une baignoire sans fond, une autre éventrée sur son lit alors que son copain est accusé du meurtres (puis tué à son tour) et des enfants qui sautent à la corde. Ensuite, un prêtre est déchiqueté par le croque-mitaine qui s'extraie de son ventre avec force éclaboussures écarlates (comme dans " La Revanche de Freddy") et notre monstre griffu se change en une attrayante demoiselle pour tromper ses proies (comme dans "Freddy 3").


Bref, la routine s'installe. Un exorcisme ringard est alors entrepris et le final nous apprend carrément que la maison maudite est construite sur un cimetière. Les morts ne reposent pas en paix, d'où l'apparition de quelques squelettes et autres corps putréfiés (comme dans "Poltergeist").


En résumé, le tout est assez médiocre, avec de nombreuses invraissemblances, une bétisse conséquence et une alternance déstabilisante entre des séquences idiotes et naïves - que l'on imagine davantage dans le cadre d'un produit familial - et d'autres orientées vers le gore ou l'érotisme. Quelle mixture! Laquelle, en définitive, ne prend pas et retombe lamentablement, au point de susciter plus d'ennui que de frissons...


Cela peut donc s'éviter!