ON M'APPELLE DRAGON

Titre: Call Me Dragon
ou: Le Dragon Rouge contre les Griffes de la Mort
Réalisateur: Ng See Yuen
Interprètes: Bruce Leung

 

Yasuaki Kurata
Hon Gwok Choi
Mang Hoi
Wong Wan-Si
Dean Shek
 
Année: 1974 ou 1978 (?)
Genre: Kung Fu
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

70%

Résumé:

Critique:

Produit et réalisé par Ng See Yuen à la fin des seventies (1974 selon certaines sources mais plus probablement 1978), en pleine période glorieuse de la kung fu comedy, CALL ME DRAGON est un petit film fort sympathique dans lequel Bruce Leung et Yasuaki Kurata s'affrontent énergiquement. Le premier, que l'on appelle donc Dragon (ça c'est original) débarque dans une petite ville tombée aux mains d'une bande de méchants aidés par Kurata, alias Leopard.

Bruce Leung est ici escorté de deux jeunes voleurs pas bien méchants qui vont assurer l'essentiel de la comédie, le métrage oscillant entre le kung fu traditionnel et le versant comique du genre, alors de plus en plus en vogue. Dès le début du métrage, c'est le jeu de jambes impressionnant de Bruce Leung qui retient l'attention, même si ses techniques de poings ne manquent pas d'efficacité. Néanmoins, son côté super-kicker est mis en évidence dès le premier combat et seront ensuite utilisés à bon escient.

Pour permettre aux spectateurs de bien profiter des mouvements (donc quelques petites acrobaties), Ng See Yuen utilise parfois le ralenti, sans toutefois en abuser, et délivre la dose attendue d'action. En dépit de quelques petits problèmes (les coups ne sont visiblement pas porté), CALL ME DRAGON propose des chorégraphies de fort bonne qualité.

A mi film, Kurata vient démontrer, lui aussi, à quel point il est un combattant doué, même si les deux compères comiques de Bruce Leung vont le mettre en fuite en utilisant des trucs stupides (comme lui brûler la chemise à l'aide d'un miroir). Cet aspect humoristique est clairement le moins intéressant du métrage et il est difficile de croire à la supériorité des deux gugusses sur un type de la classe de Kurata. Admettons que l'humour à la Jackie Chan était passé par là, rapportant beaucoup d'argent à Ng See Yuen, et passons sur le sujet pour arriver directement au gros morceau de ce CALL ME DRAGON, à savoir le "final showdown" entre Kurata et Leung. Se déroulant dans une église ce très long affrontement devrait réjouir tous les amateurs du genre.

A la lecture de ce qui précède, on se rendra compte que CALL ME DRAGON ne vaut que pour ses nombreux combats plutôt bien foutus, et en particulier le duel final d'une dizaine de minutes. Si on passe au-dessus d'une intrigue très simpliste et sans grand intérêt (située à une période indéterminée mais récente, ce qui change de pas mal de kung fu "d'époque"), si on passe l'aspect comique parfois lourdingue (oui Dean Shek est de la partie mais pas très longtemps!) et si on se concentre uniquement sur les nombreux fights, CALL ME DRAGON est plutôt recommandable même si nous sommes loin d'un classique.