THE BRUTAL BOXER: LE RETOUR DE BIG BOSS

Titre: Tang ran ke
ou: Blood Fingers / Brutal Boxer
Réalisateur: Kwan Shan
Interprètes: Raymond Lui

 

Chen Sing
Kwan Shan
Jackie Chan (figurant: un "méchant")
Corey Yuen Kwai (figurant: un "méchant")
Mars (figurant: un "méchant")
Wilson Tong (figurant: un "méchant")
Année: 1972
Genre: Kung Fu
Pays: Hong Kong
Editeur  
Violence: * * * *
Erotisme: *
Suite:  

75%

Résumé:

Deux frères se heurtent à la pègre...

Critique:

THE BRUTAL BOXER est un kung fu bis typique du tout début des années 70, basé sur une intrigue des plus simples. Deux frères espèrent trouver une vie meilleure en émigrant mais se heurtent à des méchants gangsters…

Jackie Chan, Mars, Corey Yuen et Wilson Tong ont tous de minuscules rôles de méchants. Ce qui n'empêcha pas le film de tenter par la suite d'exploiter la présence de Jackie Chan (apparemment il est le bandit qui se prend un coup et glisse sur le sol, quel talent!), réduite à environ 5 secondes, en le mettant scandaleusement en première place du générique! En dépit de cette arnaque manifeste, BRUTAL BOXER est une franche réussite et une perle à découvrir dans la masse des kung-fu fauchés du début des années 70.

D'une durée réduite (74 minutes!), le métrage ne laisse guère le temps de souffler et se contente d'une intrigue des plus simplistes, propice à justifier un maximum de combats. Et ceux-ci sont non seulement très nombreux mais souvent de fort bonne qualité, secs, brutaux et réalistes dans l'esprit des métrages de Bruce Lee de cette époque. De plus les bastons sont incroyablement sanglantes et on ne compte plus les membres éclatés, les jets de sang, les armes diverses pénétrant les corps (en particulier des pieux de bois!) , les visages en bouillie et même un arrachage de peau carrément gore. Bref, le final, qui dure quand même un bon quart d'heure, vire à la boucherie pure et l'ensemble s'avère aussi énergique que réjouissant.

Une vision largement conseillée (on pourrait presque dire indispensable!) pour les fans de kung fu old-school.