LE VENGEUR DU KARATE

Titre: Boxer's Last Standing
ou: Fury / Blood Start
Réalisateur: Chang Shi Pin
Interprètes: Cheng Siw Ying

 

Liu Chang Ming
 
 
 
 

                      
                      
Année: 1976
Genre: Kung fu
Pays: Taiwan
Editeur Bach Films
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite:  

40%

Résumé:

Kian a vendu ses frères pour de l'argent et ceux-ci ont passé 10 ans en prison. A leur sortie ils décident évidemment de se venger et ils tuent Kian. Mais ses fils décident de se venger à leur tour et s'entrainent aux arts martiaux pour préparer leur revanche.

 

Critique:

Il s'agit d'une toute petite production martiale dotée d'un budget ridiculement bas et réalisée par un parfait inconnu. Aucune tête connue parmi les acteurs, lesquels ne sont guère doués malheureusement. Ils sont de plus dénués du moindre charisme et de surcroit assez piètres combattants.

Les scènes de baston sont plutôt mal filmées et les chorégraphies limitées à peu de choses: quelques figurants agitent les bras n'importe comment et, parfois, donnent un ou deux coups de pied hasardeux. Ces coups passent d'ailleurs à coté des adversaires et les effets sonores sont rarement synchros, ce qui accentue l'amateurisme de l'ensemble. De la même manière, une version française baclée et pénible dessert encore un métrage qui parvient difficilement à passionner.

Le film se différencie pourtant du tout-venant de l'époque par une certaine complaisance dans la violence qui confine parfois au sadisme. Ainsi les méchants écrasent un genou avec une pierre ou achèvent un type à coup de poing en plein visage. Histoire de corser le tableau, signalons aussi un viol collectif aucours duquel les voyous abusent une jeune fille à tour de role jusqu'à ce que mort s'en suive. Bref, le réalisateur réfute l'humour et la légèreté au profit d'une bonne dose de violence mais, ici encore, tout ça est assez mal fait, même si la bonne volonté est de la partie.

En résumé, voici un petit bis qui se concentre uniquement sur les combats mais, hélas, ceux-ci sont dans l'ensemble médiocres. Heureusement, les lieux choisis sont variés (batiment en ruine, carrière, rivière, etc.) et permettent une certaine originalité. L'absence de musique durant une bonne moitié du métrage renforce encore l'impression de pauvreté générale de cette série Z que l'on aimerait trouver sympathique mais qui, au final, suscite plutôt l'ennui. Dans ce genre de nanar, cela ne pardonne pas mais, objectivement, on a vu bien pire!