BORN TO FIGHT

Titre: Born to Fight
ou:  
Réalisateur: Panna Rittrikai
Interprètes: Piyapong Piewon

 

Amorthep Waewsang
Suebak Pansuaeb
 
 
 
 
Année: 2004
Genre: Arts Martiaux + Action non stop!
Pays: Thailande
Editeur  
Violence: * * *
Erotisme: *
Suite:  

70%

Résumé:

Des athlètes de haut niveau affrontent une bande d'affreux terrorsites qui ont pris en otage la population d'un petit village thailandais.

Critique:

Ce remake d'un film homonyme tourné en 1982 par le même réalisateur débarque a point nommé pour profiter de l'effet ONG BAK encore dans toutes les mémoires. L'objectif étant clairement de surpasser la démo martiale de Tony Jaa et, encore plus, d'enfoncer L'HONNEUR DU DRAGON en pratiquant une surenchère constante dans l'action explosive. Le résultat est donc une impressionnante orgie de combats et de fusillades, une démonstration de violences finalement assez proche des produits de séries B des années 80. Mais ce sont clairement les interprètes (on devrait plutôt parler d'acrobates!) qui tirent ici leur épingle du jeu.

BORN TO FIGHT ne s'embarrasse pas d'un scénario très élaboré. En fait, le métrage se contente d'un pitch simpliste permettant la confrontation attendue entre un village de Thaï nationalistes, accessoirement experts en arts martiaux, et une bande de mercenaires surarmés décidés à balancer un missile sur Bangkok. Dès la première séquence, le héros nous montre ses talents martiaux et nous offre une scène anthologique avec une poursuite motorisée pleine de punch entrecoupée de cascadeurs chutant de camions roulant à vive allure. Déjà, le film met la barre très très haut. Si haut que la suite aura bien du mal à rivaliser malgré une puissance de frappe indéniable.

Ensuite, donc, le cinéaste nous amène vers un petit village où de nombreux athlètes sont présentés, alors qu'ils offrent des cadeaux à de pauvres villageois. Une petite pause d'une vingtaine de minutes plus ennuyeuse qu'autre chose: qui se soucie de ces stéréotypes sur pattes? Surement pas le public qui attend de recevoir sa ration d'Ovomaltine cinématographique. Après cet intérmèes bluette, débarquent les méchants et le carnage commence.

A partir de là, le métrage est sur ses rails et ne va pas en dévier d'un iota: de l'action, encore de l'action, toujours de l'action! Les personnages vont dès lors nous régaler par une série de techniques, avec des démonstrations impressionnantes et acrobatiques, allant des coups de pieds de haute voltige à des tirs à coups de ballon vers la tête des ennemis! Sans oublier un unijambiste qui, pour autant, est loin d'être manchot! Et on s'en voudrait d'oublier la gamine déjà experte en Muay Thai malgré son jeune âge.

Niveau combats et fusillades sanglantes, BORN TO FIGHT ne déçoit donc pas: les cascades sont sans doute les plus démentes jamais vues sur un écran de cinéma et les bastons sont d'une brutalité et d'une énergie impressionnantes. Elles n'arrêtent d'ailleurs pratiquement jamais et c'est heureux tant le métrage ne vaut que pour ces séquences monstrueusement vitaminées! Car, malheureusement, le reste ne suit pas vraiment. Le scénario est beaucoup trop simpliste pour que l'on ne trouve pas tout ça un poil répétitif et la mise en scène joue souvent aux abonnés absents (style efficacité basique, option télévisuelle) lorsque le cinéaste n'abuse pas d'effets un peu faciles (ralentis à foison) pour cadrer les superbes Adidas portées par nos héros.

Les effets spéciaux, pour leur part, ne sont pas très nombreux, ce qui est heureux vu leur médiocrité, mais quelques séquences sont néanmoins sympathiques, comme l'explosion du méchant à coup de roquette. Beau comme un Bronson des années 80!

BORN TO FIGHT, à l'image de ONG BAK, ne donne donc rien de plus qu'une série de séquences hyper musclées, liées par un scénario prétexte alignant les clichés. Mais, dans l'ensemble, le metteur en scène parvient à en donner au spectateur pour son argent en offrant un montage et un rythme alertes, souvent plein de punch.

Personne n'oserait prétendre que BORN TO FIGHT est autre chose qu'un divertissement sans prétention. Mais le film, aussi limité et basique soit-il, parvient à ne jamais ennuyer une seule seconde et, même si il ne restera sans doute pas dans l'Histoire du cinéma, l'ensemble permet un bon moment de délassement.

Parfois, c'est bien suffisant!