BLOOD FIGHTS

Titre: Blood Fights
ou: Le Tueur
ou: Final Fight
Réalisateur: Shuji Goti
Interprètes: Yasuaki Kurata

 

Bolo Yueng
Simon Yam
Ken-Ming Kum
Stuart Smith
Cristina Lawson
 
Année: 1989
Genre: Kick boxing / free fight
Pays: Honk Kong
Editeur Prism Video
Violence: * *
Erotisme: *
Suite:  

50%

Résumé:

Kai, un entraineur déchu, continue de croire en son petit gymnase. Il découvre finalement un jeune homme harcelé par une bande de punks et se propose de l'entrainer. L'élève gravit les échellons jusqu'aux championnat du monde de free fight, où il tombe sous les coups de l'immonde Chang Lee.

 

Critique:

Yasuaki Kurata n'aura pas tourné que des bons films et ce médiocre produit en est la preuve. Ex-star des kung fu pian, il se lance ici sur les traces de Bloodsport et Kickboxer en proposant une intrigue de vengeance toute simple. Largement inspiré des récents succès du Belge, saupoudré d'une rasade de Rocky et d'une pincée de Karaté Kid, l'ensemble ne parvient pas vraiment à retenir l'attention.

Tous les clichés sont évidemment de la partie: le vieux champion devenu un entraineur alcoolo et déchu dans un gymnase miteux, le jeune à la dérive qui trouve dans l'art martial un sens à sa vie, la copine de l'élève qui refuse les combats, la bande de punks excités, le méchant irrécupérable (Bolo Yeung dans un rôle habituel, il joue d'ailleurs le même personnage que dans Bloodsport!),...

Bref, rien de neuf, d'autant que l'intrigue se poursuit de manière très classique par la mort de l'élève entre les mains du méchant, ce qui permet au sensei de remonter la pente et d'aller combattre au championnat du monde de free fights. La seule particularité du film est l'emploi de flash-backs, afin de briser un tant soit peu la linéarité du métrage.

Il faut donc vraiment être motivé pour suivre jusqu'au bout ce film très moyen et manifestement réalisé avec un budget de misère. L'esthétique, fade et anonyme s'en ressent et le résultat s'apparente visuellement à un téléfilm bas de gamme. La musique d'ascensseur répétitive n'arrangeant pas vraiment les choses, le spectateur se consolera avec une série de combats filmés et montés sans génie.

Reste pourtant l'affrontement final d'une dizaine de minutes entre Kurata et Bolo, sur le ring. Un bon moment qui, même en restant en deça des espérances et en cultivant les clichés (les gants enduis de morceaux de verre de Bolo) console un peu de la molesse précédente.

La mode kickboxing (et assimilé) étant passée depuis près de quinze ans, ce métrage très daté s'appréciera pourtant avec un minimum de plaisir pour les nostalgiques du genre. Les autres s'abstiendront sans regret.