BLACK MAGIC

Titre: Black Magic
ou:  
Réalisateur: Ho Meng Hua
Interprètes: Ti Lung

 

Tanny Tien
Lily Li
Lo Lieh
Ku Feng
Yueh Hua
Norman Chu
Année: 1975
Genre: Fantastique / Horreur
Pays: Hong Kong
Editeur Celestial
Violence: * * *
Erotisme: * *
Suite: Black Magic 2

70%

Résumé:

L'ouvrier en bâtiment Xu Nuo refuse les avances de la belle Wang Chu Ying et s'appête à épouser sa compagne. L'éconduite décide alors d'en appeler aux services d'un sorcier spécialiste de la magie noire.

Critique:

BLACK MAGIC, titre emblématique de la vague horrifique hongkongaise des seventies, lorsque la Shaw Brothers se lance dans le cinéma bis avec excès, accouchant de quelques métrages bien délirants.

Ici, le scénario nous présente un sorcier (Ku Feng) qui, contre rémunération évidemment, livre des sorts magiques, que ce soit des philtres d'amour ou des charmes de mort. A partir de là cela n'arrête pas dans le genre, je t'envoûte et tu succombes à mes charmes. Tanny Tien Ni, Ku Feng, Lo Lieh, Ti Lung, Lily Li, chacun se lance des sorts plus ou moins redoutables.

BLACK MAGIC multiplie donc les séquences où l'on voit les sorciers préparer leurs infâmes potions (sang, lait féminin, sécrétions diverses, morceaux de cadavres), ce qui donne au film un cachet immédiatement bis.

Dommage que l'aspect exploitation ne soit pas davantage poussé. Niveau violence, horreur et gore, le tout reste donc assez sage. Quand à l'érotisme, il se limite aux scènes de nu, lesquelles ne sont d'ailleurs pas très nombreuses.

Malgré tout, BLACK MAGIC demeure sympathique. On s'ennuie certes parfois devant cette intrigue qui se répète terriblement mais les rituels magiques sont assez efficaces, avec une ambiance et des couleurs typiques du cinéma d'épouvante gothique et flamboyant de la même époque. Tout se termine par un duel bien kitsch sur un chantier de construction, avec effets spéciaux rudimentaires et maquillages caoutchouteux.

C'est agréable de voir les grandes stars de la Shaw se compromettre ainsi dans le cinéma commercial bien bis, pour ne pas dire Z, sous la direction assez assurée de Ho Meng Hua. Ce dernier s'y entend pour offrir un bon petit spectacle sans prétention, qui eut suffisamment de succès pour accoucher de deux séquelles.

Il ne faut évidemment pas espérer un chef d'œuvre, juste une série B divertissante et assez bien enlevée, qui se voit avec plaisir malgré ses nombreuses faiblesses. La Shaw Brothers a ensuite été bien plus loin dans le délire "shaw-bis" mais cette production reste agréable et mérite bien une vision.