LE DIEU DE LA GUERRE
Titre: Zhan shen tan
ou: Beach of the Wargods
ou: Les Panthères Noires de Hong Kong
ou: La Plage des Dieux de la Guerre
Réalisateur: Jimmy Wang Yu
Interprètes: Jimmy Wang Yu

 

Lung Fei
Tien Yen
Sit On
Tsao Chien
 
Année: 1973
Genre: Wu Xia Pian
Pays: Hong Kong
Editeur HK Video (La Saga du kung-fu - vol.4)
Violence: * *
Erotisme: *

75%

Résumé:

1556. La chine est envahie par l'armée japonaise. Menacé par un émissaire nippon, une poignée de villageois résiste vaillamment. Tous seraient tués en représailles si un chevalier errant ne venait leur prêtait main forte. Ce-dernier décide de recruter une troupe de combattants émérites pour lutter contre les envahisseurs. Ils choississent comme champ de bataille un lieu dit nommé la Plage des Dieux de la Guerre.

 

Critique:

Sans nul doute un grand Wu Xia Pian, largement influencé par les codes en vigueur dans le chambarra. Car, malgrè son racisme viscéral vis-à-vis des japonais, Wang Yu s'inspire ouvertement de la trame des "Sept Samoura ïs" à laquelle il joint la violences de la série "Baby Cart". L'autre emprunt stylistique flagrant réside dans la volonté de puiser au sein des meilleurs western spaghetti des seventies. Des oeuvres baroques flirtant avec le fantastique comme, par exemple, "Le Grand Silence", "Django" ou même les classiques de Sergio Leone.

Le film est divisé en trois partie, d'égale longueur. La première nous présente un Wang Yu - acteur mégalomane centrant toute l'intrigue sur sa personnalité héroïque et sans défaut - recrutant les mercenaires. La seconde détaille l'entrainement des villageois. La dernière consiste en un immense combat de rue d'une bonne demi-heure.

Parmi les séquences les plus marquantes citons l'arrivée, la nuit, des japonais, vêtus de costumes sombres et éclairés par des torches, accompagnés des tambours funèbres de musiciens portant des masques démoniaques.

C'est clair: Wang Yu assimile les japonais à des créatures abjectes venues de l'enfer et il suffit de preter l'oreille aux épithètes raciste lancées à leur encontre (barbares, monstres, etc.) pour comprendre à quel point le cinéaste flatte le spectateur chinois.

Avec son héros sacrifié, sa violence réelle mais modérée (peu de sang finalement) et ses codes narratifs à l'ancienne, "Le Dieu de la Guerre" marque à la fois la fin et une certaine apogée du Wu Xia Pian traditionnel en mandarin, avant le grand coup donné par Ching Siu Tung, Patrick Tam ou Tsui Hark. Recommandé.