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Sans nul doute un grand Wu Xia Pian, largement influencé par les codes en vigueur dans le chambarra. Car, malgrè son racisme viscéral vis-à-vis des japonais, Wang Yu s'inspire ouvertement de la trame des "Sept Samoura ïs" à laquelle il joint la violences de la série "Baby Cart". L'autre emprunt stylistique flagrant réside dans la volonté de puiser au sein des meilleurs western spaghetti des seventies. Des oeuvres baroques flirtant avec le fantastique comme, par exemple, "Le Grand Silence", "Django" ou même les classiques de Sergio Leone.
Le film est divisé en trois partie, d'égale longueur. La première nous présente un Wang Yu - acteur mégalomane centrant toute l'intrigue sur sa personnalité héroïque et sans défaut - recrutant les mercenaires. La seconde détaille l'entrainement des villageois. La dernière consiste en un immense combat de rue d'une bonne demi-heure.
Parmi les séquences les plus marquantes citons l'arrivée, la nuit, des japonais, vêtus de costumes sombres et éclairés par des torches, accompagnés des tambours funèbres de musiciens portant des masques démoniaques.
C'est clair: Wang Yu assimile les japonais à des créatures abjectes venues de l'enfer et il suffit de preter l'oreille aux épithètes raciste lancées à leur encontre (barbares, monstres, etc.) pour comprendre à quel point le cinéaste flatte le spectateur chinois.
Avec son héros sacrifié, sa violence réelle mais modérée (peu de sang finalement) et ses codes narratifs à l'ancienne, "Le Dieu de la Guerre" marque à la fois la fin et une certaine apogée du Wu Xia Pian traditionnel en mandarin, avant le grand coup donné par Ching Siu Tung, Patrick Tam ou Tsui Hark. Recommandé.
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