HONG KONG CONNECTION
Titre: Edge of Fury
ou: La Fureur du Kung Fu
Réalisateur: Tso Nam Lee
Interprètes: Bruce Li

 

Fong Lung
Suet Mai
Lee Yan Kok
Yasuaki Kurata
 

              
                      
                      
                      
          
                      
                      
Année: 1978
Genre: Bruceploitation / Kung fu
Pays: Hong Kong
Editeur FIP - Ceinture Noire
Violence: * *
Erotisme: * *

40%

Résumé:

Le chauffeur d'un riche d'homme d'affaire apprend que son patron était un trafiquant de drogue. Condamné à mort et exécuté en Thailande, il a laissé au chauffeur une lettre testament qui attire bien des convoitises. La femme du défunt cherche à la récupérer tandis qu'un gang rival désire s'approprier une cargaison d'opium arrivée récemment à Hong Kong.

 

Critique:

Attention, il ne s'agit pas de "Hong Kong Connection", alias "Black Belt Jones 2: The Tattoo Connection", une série B du même Joseph Velasco avec Jim Kelly. Cette "Hong Kong Connection"-ci est un petit kung-fu urbain, à la mise en scène anémique et au scénario affligeant de banalité.

Vu le titre identique, le spectateur risque de les confondre, d'autant que les deux films sont sortis en 1978.

Dans ce film, l'intrigue progresse de manière laborieuse et accumule les scènes inutiles prétextes à des combats chorégraphiés n'importe comment. Des bastons plutôt ennuyeuses, car trop répétitives. Bruce Li parvient quand même à asséner des coups efficaces et, rien que pour lui, certains duels valent le coup d'oeil. La présence d'un insupportable gamin, affligé d'un doublage français atroce, ajoute un nouveau bémol et oblige Bruce Li à pouponner de manière risible.

Notons aussi un soupçon de violence et une pincée d'érotisme, la méchante numéro un (plus salope caricaturale, tu meurs!) montrant une belle propension à se dénuder, entre autre lors d'un viol simulé qui permet d'admirer les détails de son anatomie. Heureusement, sa plastique est plus agréable que son jeu catastrophique, comme en témoigne ses rares scènes dramatiques. La demoiselle termine le métrage la (jolie) poitrine offerte, décidée à s'offrir à un avocat pour récupérer son héritage. Rejetée ("Je n'ai jamais aimé les putes" déclare l'homme de loi), elle poignarde le goujat avant de se faire hara-kiri. Quoique ratée dans sa mise en scène et atroce dans son interprétation, il s'agit pourtant de la meilleure séquence du film, la seule qui temoigne, au moins, d'un soupçon d'originalité.

Et à part ça? Et bien, rien à signaler: c'est médiocre à tous les niveaux, ou presque! A réserver aux inconditionnels absolus du kung-fu bis ou aux fans de Bruce Li qui verront leur idole se démener avec une certaine énergie. Sans toujours parvenir à sauver les meubles.

Il y a pire dans le genre (oh oui, il y a franchement pire!) mais il y a également bien mieux!

Joseph Velasco et Bruce Li (ou si vous préférez Tso Nam Lee et Ho Chung Tao) donnèrent largement dans le registre kung-fu bas de gamme durant une dizaine d'années, inondant le marché de titres à l'intérêt divers.

Le meilleur de leur carrière reside sans doute dans "Les 6 Epreuves de la Mort" (alias "Enter The Game Of Death"), un excellent plagiat du dernier film, inachevé, du Petit Dragon. Dans un style similaire, " La Vengeance aux poings d'acier" s'impose comme un petit bis au final mémorable.


Par contre, pas grand chose à sauver de cette "Hong Kong Connection": il s'agit d'une série Z vite (et mal) expédiée, comme on en produisait à la pelle entre 1974 et 1980. Se laisse voir mais de justesse