LES 36 POINGS VENGEURS DE SHAOLIN

Titre: San shi liu mi xing quan
ou: The 36 Crasy Fists / Blood Pact
Réalisateur: Chan Chi-hwa & Jackie Chan
Interprètes: Tony Leung Siu Hung

 

Hark On Fung
Kar Cheung Lau
Jackie Chan (caméo dans la version remontée)
 
 
 
Année: 1979
Genre: Kung Fu Comedy
Pays: Hong Kong
Editeur Bach Films
Violence: * *
Erotisme: * *
Suite:  

55%

Résumé:

 

 

Critique:

Il existe une version remontée exploitée par des producteurs peu scrupuleux qui intègre des images de Jackie Chan au film pour vendre le produit sur la popularité de l'acteur.


Petite comédie totalement futile, au scénario insignifiant, pour ne pas dire inexistant, ces "36 Poings Vengeurs" doivent leur "popularité" aux chorégraphies de Jackie Chan, alors en pleine gloire grâce à ses succès pour la Seasonal. Des chorés assez simples, à l'ancienne, sans câble ni trampoline mais avec quelques effets d'accéléré parfois un peu patauds. Des combats honnêtes, donc, mais assez vieillots toutefois. Le dernier, contre un vieux guerrier à la longue chevelure léonine et à la barbe blanche demeure le mieux réalisé mais nous sommes encore loin du "Chinois se déchaîne".

Les acteurs surjouent affreusement et le doublage n'arrange guère les choses tandis que l'intrigue se limite à un vague décalque du "Drunken Master" de Chan. Un orphelin désire venger la mort de son père grâce au kung-fu de Shaolin mais n'apprend guère au monastère, où il est cantonné aux tâches subalternes. Il rencontre alors un maître ivrogne puis un troisième sifu. Chacun finira par lui apprendre une partie de son art pour l'aider à défaire trois affreux méchants l'ayant provoqué en duel.

Le film s'avère rapidement lassant, tant la construction est similaire d'un épisode à l'autre: un méchant lance un défi, le héros se rend compte qu'il ne peut vaincre, il cherche de l'aide, s'entraîne et triomphe. Sans le moindre souci de vraisemblance puisque les séances d'entraînement, vite expédiées d'ailleurs, ne durent dans "la réalité" que quelques jours. Apparemment cinq journées suffisent à un type normal pour devenir expert en boxe. Moi, je veux bien la recette!

Un peu d'humour typique du style (donc lourd), des personnages caricaturaux, une séquence humoristique avec une prostituée topless venue tenter un moine bouddhiste et dont les nichons tressautent dans tous les sens (fou rire assuré) et quelques giclées de sang sont également au programme. La réalisation, elle, est quelconque, avec des faux raccords, des effets d'accélération à la Benny Hill atrocement pénibles et datés et des cadrages approximatifs. Mais ce sont peut-être les éditeurs vidéo qui en sont responsables, le métrage étant sûrement coupé puisqu'il dure à peine une heure et douze minutes.

Autre bémol: une voix off envahissante et descriptive raconte les trois-quarts du film pendant que les comédiens ouvrent la bouche comme des poissons hors de l'eau. Très curieux et rapidement pesant. Les doubleurs se fichaient apparemment tellement du produit proposé qu'ils se sont contenté du service minimum. Visuellement, tout cela paraît assez pauvre avec des décors naturels et des affrontements dans les champs.

Bref, un divertissement moyen et tout juste correct, inférieurs aux premiers Jackie Chan du même Chen Chi-Hwa. Le résultat se laisse voir avec un minimum de motivation, mais le produit peu s'éviter sans beaucoup de regret, si ce n'est pour les curieux.