2009 - LOST MEMORIES
Titre: 2009 - Lost Memories
Réalisateur: Si-myung Lee
Interprètes: Kil-Kang Ahn

 

Masaaki Daimon
Shohei Imamura
Dong-Kun Jang
Min-sun Kim
 
Année: 2002
Genre: Thriller / SF
Pays: Corée
Editeur CTV
Violence: * * *
Erotisme: * *

85%

Résumé:

L'histoire a été tordue. Une tentative d'assassinat ratée, en 1909, a modifié le siècle suivant. Le Japon, devenu une super-puissance, fut l'allié des Etas-Unis durant la Seconde Guerre Mondiale. Après le bombardement nucléaire de Berlin, l'Axe a capitulé. En 2009, le Japon est une des nations les plus puissantes du monde et la Corée a disparu, annexée par l'empire du soleil levant. Or, suite à une attaque à main armée, un flic d'origine coréenne découvre la vérité et prend cause pour les rebelles décidés à remonter le temps pour remettre l'histoire sur ses rails.

 

Critique:

Voici de la grande SF! Un véritable petit classique en devenir, avec tous les ingrédients nécessaire à une réussite exemplaire: un scénario original et bétonné (inspiré sans doute par le Maître du haut-château de Philip K. Dick), des acteurs convainquants et une superbe technique.

Réalisé avec une redoutable efficacité le film conjugue habilement les passages intimistes et l'action pure. Les dialogues entre le flic coréen et son ami japonais sont splendides, les introspections des personnages principaux confrontés à un destin qui les dépasse confinent à la perfection et les passages émotifs (entre autre avec l'enfant rebelle) sonnent justes.

Soutenu par une musique superbe, "2009" bénéficie également de séquences d'action sidérantes: fusillades démentielles, explosions gigantesques, destructions massives de bateau et d'hélicoptère, etc. Bref, les coréens semblent parfaitement maîtriser les ingrédients nécessaire à un blockbuster intelligent où chaque élément est parfaitement en place.

Depuis "Total Recal" et "Blade Runner", on avait rarement vu un spectacle aussi réussi dans lequel le scénario ne souffre jamais des contraintes imposées par le divertissement destroy. Excepté quelques longueurs et un léger passage à vide aux deux tiers, on peut féliciter le surdoué metteur en scène pour une telle qualité. Un final de toute beauté et un épilogue simple mais parfait terminent le film sur une note des plus positives.

Quitte à se répéter, un grand moment de SF à la fois intelligente et bourrine.